Accueil

23 avril 2013

LETTRES DE SOLDATS PENDANT LA GUERRE 14-18 ….SUITE 3

LETTRES DE SOLDATS PENDANT LA GUERRE 14-18 ....SUITE 3 1917-janvier-13

une page du carnet de Joseph FOY

SUITE DES LETTRES  ( et fin ) de  joseph FOY .

A dater du 04 Février , un trou dans la correspondance…. ils étaient en ptemière ligne dans les tranchées…à l’assaut …

pas le temps d’écrire … opn pense plus à sauver sa peau qu’à raconter ce que l’on vit !

20 février 1917

….  » Je monte en tranchée ce soir . Les soldats de notre corrière ne s’en font pas…. un choeur de soldats chante à tue-tête . Le moral est tujours excellent. La mort qui les attend ne les effraye pas …. »

23 Février 1917

….  » notre position ne vaut pas grand chose,mais maintenant rien ne nous fait plus rien, on n’y regarde plus de si prés . On croit quelquefois

savoir pou est le bout du rouleau et l’on se dit que rien ne peut plus nous surprendre…..on vit les situations les plus bizarres et l’on est tout étonné

de se retrouver sur les lèvres le même sourire de bonne humeur , que les pires misères sont oubliées.

…. avec angoisse nous voyons approcher l’époque des sanglants combats.Notre chair est en émoi , mais nos âmes sont vaillantes et font taire le

cri de la bête apeurée. Mais ce sera terrible !

…. Pourvu que ce soit nous qui commencions.

18  avril 1917

…..  » j’ai quitté le bois ou je campais depuis 8 jours sous la tente . dans la journée j’avais reconnu les lieux  ….. et dans la nuit du 16 au 17 j’y  conduisais

ma compagnie ….as tu une idée de ce départ dans la nuit, sous une pluie battante ? …. nous partons vers 01 heure . J’ai la mémoire des lieux et malgré

qu’il soit difficile de se guider dans la nuit noire j’arrive à bon port. Il est 03 heures du matin…. les clignotements lumineux produits par les coups

de canon de nos batteries nous fatiguent la vue…. la route est bonne mais boueuse , nous croisons le ravitaillement, tout le trafic se fait de nuit  et ce

n’est poinr inréressant. forcément on fait du jour la nuit et de la nuit le jour.

….Nous sommes en vue de l’ennemi et il ne fait pas bon de se montrer, les coups de canon nous saluent.

….. la nuit dernière nous parons vers le travail. 5 km de route à travers les lignes… arrivés au parc de Génie , pas d’outils , demi-tour et nous revenons.

Il est minuit et les obus commencent à pleuvoir…un obus se plante à gauche de la route à 100 mètres de nous… un autre suit au même endroit….

pas de gymnastique  pour traverser la zone dangereuse … au lieu d’éviter les obus , nous nous y fourrons dessous et les obus viennent tomber par

deux toujours à la tête de la colonne et tout prés de la route …. un obus éclate à quelques mètres de nous , je m’aplatis sur la route . quelqu’un

crie  » Je suis blessé  » .  alors c’est une pagaille iondescriptible , les hommes s’affolent , culbutent les uns sur les autres ,par desus les autres , las casques

roulent à terre , on s’écrase pour passer , les chevaux des artilleurs prennent peur et se cabrent , renversant plusieurs d’entre nous…. je n’en peu plus

de cette course fiolle , les camarades courent toujours. Je me remets au pas suivant de loin. Par bonheur aucun obus n’a éclaté sur la route , que de victimes il aurait fait !

…. Il y a je crois 4 ou 5 blessés. Pour ma part je me suis coupé la main en me gaiissant pour éviter des éclats . un petit pansement et cela me permet de

ne pas aller au travail cette nuit. Cela fera un jour de repos .  »

C’est la sernière lettre sur les carnets…..Joseph FOY a certainement perdu la vie ! ses lettres nous montrent son sens du devoir , mais aussi

sa peur , aussi celle des autres et parfois, l’affolement ou tout est permis pour protéger sa vie , mais lui sait aprés les premiers instants ou

la peur s’est emparée de lui , se resaisir et retrouver le calme nécessaire …. Dieu le protègec’est ce quil croit et qui le calme …. mais sa vie

s’est terminée au combat.

 

 

ou la peur s’est emparée de lui

 

la nuit

 

 

 

 

16 avril 2013

LETTRE DE SOLDATS PENDANT LA GUERRE 14-18 …. suite 2

LETTRE DE SOLDATS PENDANT LA GUERRE 14-18 .... suite 2 comment-s-appelle-notre-soldat-inconnu

joseph FOYE À LA FIN DE SA VIE

CET ARTICLE EST CONNSACRE A DES LETTRES ECRITES  A SA MERE PAR UN SOLDAT DU 265èmè  R.I.ET

LE CONTENU SE SES LETTRES A ÉTÉ ROUUVÉ DANS UN GRENIER.

3-eme-cahier

Photo de la couverture du 3° cahier

 

CE POILU , conservait trace de ses lettres dans des cahiers d’écolier ( cinq ) du 04 01 1916 au 18 04 1917 . Il a écrit à l’encre marron jusqu’aux 8 derniers

jours de son cahier ,ces dernières lettres étant écrites à l’encre bleue ????

Le narrateur de ce site ( qui a découvert ces cahiers (  poilu 14-18@laposte.net ) nous fait vivre la vie de guerre de ce soldat . c’était lui et ses parents qui

avait fait les cartons dans lesquels étaient ces cahiers ( aprés l’achat de la maison de campagne du Poilu ) sans savoir ce que contenaient ces cartons ….

CE POILU S’APPELAIT  Joseph FOY et était originaire de ROCHEFORT EN TERRE (56220). IL ÉTAIT MARIÉ À Melle GUIMARD en 1891 à

ROCHERFOR EN TErre ET ILS AVAIENT 3 ENFANTS: JOSETTE , PAULETTE ET SERGE . Il a fini sa vie à HAYE PESNEL ( manche ) ou son épouse

tenait un magasin de modiste.

Pour aller sur le site ou sont publiées ces lettres : Aller sur Yahoo – taper  » lettres de soldats pendant la guerre 14-18  » puis sur la liste qui va s’ouvrir

cliquer sur  » un poilu de 14-18 lettres à sa mère  » . La lecture est longue , mais combien intéressante ,JE VOUS LA CONSEILLE.

POUR MA PART , DANS CET ARTICLE , ( Il y en aura deux ) je donne des extraits de lettres qui vous devraient vous donner l’idée d’aller sur le

site et , peut être  ,de prendre contact avec celui qui a publié cette correspondance .

20 JANVIER 1916

…  » HIER APRÉS MIDI nous avons fait une marche de 12 km  puis plus tard 20 km  et le départ pour le camp de CREVE COEUR   vers le 26 ou

le 17. Ce sera autant de temps de moins à passer dans les tranchées …; »

31 MARS 1916

….  » LES BOCHES D’EN FACE  sont toujourd aussi tra,quilles  , mais nos 755 ont encore,ce matin à l’heure du prés , envoyé une belle rafale . C’est

le réveil matin pour eux. allongés sur nos plumards nous saluons joyeusement cette rafale qui passe au-dessus de nos têtes . Les lazzis circulent

ironiques à l’adresse des boches. Plaindrais-je ces malheureux pris sous un déluge d’acier ? que non !  je voudrai que nos artilleurs en fasse des pâtés …;  »

28 AVRIL 1916

….  »  TU t’imagines  bien que nous sommes en guarre et donc exposés au moment ou nous nous y attendons le moins à recevoir une balle , un eclat

d’obus , même un obus qui vous fait disparaître sans que l’on ne retrouve jamais un morceau de votre carcasse. il faut s’y attendre . surtout ne t’en fait pas .

J ‘ai la plus grande confiance en la sainte vierge et le sacré coeur …. »

note: Joseph FOY était un religieux fervent qui s’était mis  » sous la protection de notre Dame de Tronchais à Rochefort en terre  »

30 avril 1916

….. » Ajourd’hhui dimanche j’ai pu assister à la messe . je viens de laver ma lessive dans une mare aux eaux douteuses…on nous apprend à chanter

la Marseillese .Juge un peu si les boches vont prendre leurs jambes à leur cou quant ils entendront cet air martial sortir de milliers de poirrines avec

en main cette bonne baïonnette qui fait un si beau travail …  »

30 juin 1916

….  » Ce soir je monte aux tranchées …. je franchirai le parapet de notre tranchée , braveme,nt  et sans crainte , cettain qu’il ne marrivera que ce

que dieu voudra.

30 juillet 1916

….  » Par moments les boyaux d’accés étaient encombrés de cadavres et aller les enlever était faire de nouvelles victimes…. on choisit les moments

d’accalmie ….Les brancardiers ont terriblement souffert…. il faut être brave pour être brancardier. rien ne doit les arrêter ….  Sur le plateau ou je suis

monté à l’assaut , presque tous ceux qui sont tombés sont toujours là dans le champ de betterave… »

31 JUILLET 1916

…  » … JE NE BOUGE PAS DU  POSTE QUE L’ON ME DONNE . JE ME SIS QUE SI JE DOIS ÊTRE TUÉ , JE DERAI LÀ OU L’ON M’A PLACÉ….

avec un ordre j’irai n’importe où , par n(‘importe quelle tempête de fer … il paraît aussi que je suis cité à l’Ordre du régiment et que j’ai la Croix de Guerre.

Demain je te dirai les termes de la citation…. »

…. » un jour il m’a fallu surmonter ma répugnance et débarasser le chemin d’un malheureux qu’un obus avait foufroyé de façon terrible…. son pauvre

corps était criblé abominablement d’éclats ….il était resté là comme une sentinelle à genoux , la tête renversée , les yeux grands ouverts , face au ciel;

Oh  ! quelle atroce guerre….  »

28 JUILLET

….  » NOUS ATTAQUONS CE MATIN …LES ORDRES SE CROISENT , CHACUN EST FÉBRILE . Cest pour 7 heures l’assaut . Personne de nous

n’a confiance , il fait un brouillard à couper au couteau , on n’y voit pas à 10 mètres ,les balles boches – des explosives –  viennent en grand nombre

frapper le parapet de la tranchée et la terre vole.Nos artilleurs ne tirent pas , nous ne comprenons rien….. c’est l’heure , la baïonnette est au canon ,

la tranchée n’est pas haute , j’entends  » en avant  »  …. je lève la tête pour jeyter un coup d’oeil , c’est alors que je reçois une balle qui ttaverse ma

capote au coude , à quatre endroits

 

29 JUILLET 1916

…..  » JE ME RAPPELLE  particulièrement un matin ou le tir de notre artillerie était encore plus violent que d’habitude . je ne pouvais plus maîtriser

mes nerf .Mon sergenr venait d’être assomé par un éclat d’obus , mes dents s’entrechoquaient malgré moi , la chair de ma poitrine grelottait. j’ai été

ainsi unj bon moment .J ‘ai fait une bonne p^rière et je me suis calmé .  »

….. le 24 les nôtres ont attaqué un ilôt de maisons qui leur résistait depuis longtemps…. les poilus étaient décidés à ne pas marcher . Ils avaient dit à

leur officier  »     Vous nous tuerez de votre main dans la tranchée mais nous ne monterons pas sur le plateau  » C’atait leur 4ème assaut , les trois précédents

sans succés …mais la préparation d’artillerie , cette fois a été merveilleuse , un de nos aéros réglait le tir …et les poilus confiants sans hésitation

sont montés à l’assaut du fortin ….  »

01 AOUT 1916

….  » C’EST BIEN VRAI que je suis cité à l’ordre du régiment et j’ai droit à la Croix de Guerre …. ce qui compte le plus là dedans , c’esy que quand je

retournerai en permission j’aurai 2 jours de plus de petmission ten plus et Ca ça compte .

Motis de la citation  » CAPORAL A LA CM . PLEIN DE SANG FROID , D’AUTORITE , DE MEPRIS DU DANGER , A FAIT PREUVE DE CES QUALITES LE 20 HUILLET  »

….. Beaucoup de camarades ont été cités….on aurait pu les citer tous , car tous ont mérité . Cela fait toujours des mécontents …. »

a suivre…….

 

 

 

 

….  »

 

 

11 avril 2013

LETTRES DE SOLDATS PENDANT LA GUERRE 14-18 ….suite 1

LETTRES DE SOLDATS PENDANT LA GUERRE 14-18 ....suite 1 dubourgaumonier-1

l'Abbé DUBOURG dans l'église de Mesnil-les-hurlus en 1915

DANS LES LETTRES DES SOLDATS , IL EST AUSSI QUESTION DE DIEU QUI PROTEGEAIT LA PATRIE , nous donnerons quelques passages de

lettres issues des  » Carnets de guerre de GUERRE de

Frédéric BRANCHE  » Sergent au 99ème d’Infanterie .

LE DEPART

Lundi 16 novembre 1914

…..  » POUR ME DONNER DU COURAGE ,j’ai sauté le mur à 10 heures , le quartier étant consigné , pour aller à la messe de 11 heures à Saint-André-le-haut ,

j’ai communié et , de suite me suis senti plus fort.

 »  J’ai eu le plaisr d’emmener deux cvamarades se confesser,dont un notamment que la perspective de partir au feu , ramène à des devoirs religieux  »

EXTRAITS DU JOURNAL DES MARCHES ET OPERATIONS DU 99é d’infanterie

JEUDI 19 NOVEMBRE 1914

…..  » J’AI VU L’ABBÉ PARADIS HIER . Sa visite m’a fait beacoup de plaisir… »

LUNDI 23 NOVEMBRE 1914

…..  »  AVANT-HIER , j’ai visité des tranchées abandonnées qui ont servi de sépulture…. c’était horrible ….peu profondes …. une mince couche de

terre recouvrait seule les cadavres et l’on voyait même un pied nu sortir de terre, ainsi qu’un autre chaussé encore. Cet aspect de la guerre , ces charniers ,

quelle horreur !  Les hommes mùeurent en si grand nombre qu’on les enterre comme des chiens , bien souvent. Heureux quand une croix est là pour

rappeler qu’ici reposent des chrétiens.

 » Je suis allé au cimetière de la commune…. sur une croix plantée par des allemands au-dessius d’une fosse ou dorment huit Allemands et un Français

j’ai lu :   »Hier rüben in Frieden 8 Deutscher, ein französicher have krieger  » ….. Ces hommes hier encore ennemis ,reposent côte à côte , victimes d’un

même devoir ….  »

DIMANCHE 28 NOVEMBRE 1914

….  » Ce matin messe militaire. Beaucoiup de camarades y assistaient…..  »

MERCREDI 2 DECEMBRE 1914

…..  » A FAIRE NOTRE devoir jusqu’au bout pour défendre le pays attaqué.Notre cause est juste et Sainte ! Dieu est avec nous. Heureux qui meurt

pour son pays , en acceptant par avance ce sacrifice . c’est un homme ! ….  »

MARDI 8 DECEMBRE 1914

        NOUS CONSACRERONS UN ARTICLE AUX AUMONIERS MILITAIRES.

5 avril 2013

LES LETTRES DE SOLDATS DURANT LA GUERRE 14/18

LES LETTRES DE SOLDATS DURANT LA GUERRE 14/18 marcellin-27-5-17-b2

marcellin revient d'une attaque...las dures conditiond de vie, la lassitude de la guerre ... l'attente d'une permission

ILS ETAIENT PARTIS JOYEUX , PENSANT A UNE GUERRE COURTE…. MAIS ILS ONT RAPIDEMANT COMPRIS  QUE

CETTE GUERRE SERAIT LONGUE….. et les correspondances entre soldats et familles se sont engagées , les uns pourne pas inquiéter

ma famille , les autres pour soutenir le moral du combattant.

Ces correspondances sont nombreuses. Dans son mémoire de Master 1 , Lusile FRAYSSINET ( université de toulouse II MIRAIL ) ,

 » UN FANTASSIN DE 20 ANS …LETTRES D’ELIE BAUDEL À SA FAMILLE : 1914/1917  »  indique  320 cartes lettres , 98 lettres , 4 télégrammes .

Ces correspondances n’ont intéressé les historiens que tardivement     » c’est à partir de 1959 , avec la parution du livre  » Vie et Mort des Français

 » (1914-1918 )  » Paris hachette 1959 de DUCASSE André  , MEYER Jacques et PERREUX Gabriel , que l’intérêt des historiens s’est porté au vécu

de la population . C’est alors qu’une histoire sociale de la guerre est faite , puis petit à petit l’aspect culturel s’est joint au social  »

 » Rémy CAZALS fait partie de ces histotiens et en 1978 il a fait publier  » LES CARNETS DE GUERRE DE Louis BARTHAS  , TONNELIER 1914-1918  » ,

Paris Ed. de la Découverte 2003 . »

L’ensemble de ces lettres montre que trés nombreux étaient les soldats qui savaient écrire ; ils nous permettent de rentrer dans l’intimité de leur famille,

nous aident  intégrer leur milieu professionnel  .

La plupart du temps , leurs propos sont rassurants …. ils veulent nos informer leur famille sur ce qui se passe ( il y a la censure )  mais entretenir

le lien avec leurs proches… famille , amis , connaissances…. leurs propos sont rassurants ….

certes , les non-dits sont nombreux , mais cette correspondance est faite sur le lieu même du combat , et il n’y a aucune interprétation , ni déformation

de la mémoire .

Les soldats évoquent leur quotidien et parfois décrivent leur vision de cette guerre et leur espoir de la voir rapidement se terminer… ils évoquent leurs

souffrances lors de leurs journées passées dans les tranchées , la peur éprouvée aussi , leur vie monotone à l’arrière aprés le combat  , les désagréments

de la nourriture peu variée , parfois froide , mais aussi des rats , de la boue , de l’humidité , de la pluis , du manque de confort……. leur moral ….. Ils

évoquent aussi leurs sentiments sur cette guerre , sur l’attitude de leurs supèrieurs qui les incitent à ête dignas de l’honneur d’avoir à défendre

leur Patrie……

 

Nous reviendront sur cette correspondance authentique et souvent réaliste , dans laquelle il faut parfois savoir lire entre les lignes .

28 mars 2013

LA VIE NE VAUT RIEN , MAIS RIEN NE VAUT LA VIE … suite 3

LA VIE NE VAUT RIEN , MAIS RIEN NE VAUT LA VIE ... suite 3 64a8cd20ebef74bb46e575224cade4b7-300x200

comment faire des besoins quand on ne peut pas se lever ?

6d04ca593ec0ea6cc301dddcf8fbdd61-300x200
l’arrivée en pleine nuit
55c48e210ae68d72d5f0fd74db638194-200x300
aprés le dernier portage
01284daceaffce74d2761bb57efb7f7d-300x200
prudence…..
0a22d8760aafed287c30404e513270581-300x200
les sauveteurs préparent le premier  » portage « 
11e6227e1f1fd8baeed36f3c9db70cd4-200x300
JÉRÔME ficelé sur une petite vire de neige pour une nuit  » confortable « 

Le 27 12 2012 , nous avions parlé , en marge de Kléber dupuy , de l’ouverture ( en Patagonie ) du « PILAR DEL SOL NOCIENTE  » , par un de ses arrière

 » petit neveu  » , Jérôme sullivan , accompagne de 4 de ses amis alpinistes…. parce qu’ils avaient passé 9 nuits dans la paroi , dans des conditions trés délicates et ainsi affronté

l’accident et …  » la mort   »  !

Puis les 30 12 2012 , 02 01 2013 , 08 01 2013 , sous le titre  » la vie ne vaut rien , mais rien ne vaut la vie  » , j’avais tenté d’analyser  comment et pourquoi on

risquait sa vie pendant la guerre …et essayé de faire un parallèle avec ces alpinistes qui , dans des conditions difficiles , risquent leur vie pour leur plaisir !

JE NE PENSAIS PAS SI BIEN  » PARLER « ….

JÉRÔME SULLIVAN  et sa compagne LISE ( qui faisait partie de l’Equipe ayant fait l’ouverture du  » Pilar del sol Nociente  » étaient partis

( toujours en Patagonie ) pour grimper une face de 1200 mètres ….OUI , MAIS VOILA !

Ils se sont arrêtés aprés avoir escaladé 200 mètres ( d’altitude ) …. sur un terrain  » facile  » , Jérôme a fait une chute de 20 mètres ….il est passé sous un

relai et s’est arrêté apres avoir rebondi plusieurs fois sur la paroi…. il était 19 heures le jeudi 21 Février 2013.

Impossible d’apeler les secours , le téléphone ne marche pas dans la paroi….la nuit est là….il faut dedescendre à 80m du sol , pour trouver une petite

vire de neige ou Lise va mettre en place un bivouac improvisé….et attendre le matin pour alerter les secours.

Jérôme a mal dans le bas du dos et dans la jambe gauche…..

Le vendredi matin  au lever du jour…. PROVIDENCE ,  DEUX GRIMPEURS SONT APPARUS SUR LE GLACIER , INDIA ET GABI QUI VOULAIENT

ALLER À VEINA AZALES …. ILS ONT PU DÉCLANCHER LES SECOIRS GRÂCE À LA RADIO.

IL A FALLU 6 HEURES AU LIEU DE 1 HEURE LA VAILLE , POUR REJOINDRE LE CAMP DE BASE À JÉRÔME ET LISE…..il est 5h30 , les secours

vont arriver dans deux heures . Pas d’hélicoptère en ce lieu QUE DES VOLONTAIRES DE   » EL CHALTEN  » …. TOUS SONT UN PEU MONTAGNARDS ,

TOUS SONT UN PEU GRIMPEURS.

La première Equipe de secours de 12 hommes , pour la partie la plus compliquée permettra d’aller à  » Nippo Nino  » …un long couloir d’avalanche

abrupt fait de boue et de pierres instables.

Puis deux hommes portent la civière qui est assurée depuis le haut avec un cordage , ce qui oblige les secouristes à descendre droit dans la pente .

Le secouriste arrière est lui même assuré oar un compagnon.

12 heures ont étées nécessaires , dont une partie de nuit , éclairés par des lampes frontales , et sous la pluie , pour arriver à  » El Chalten « . LEs secouristes

se sont relayés  SANS JAMAIS S’ARRETER , car il fallait arriver le plus vite possible en milieu  » civilisé  » . Presque ils se disputaient pour porter le

brancard sur lequel Jérôme était saucisonné.

ILS NE SERONT JAMAIS ASSEZ REMERCIES…. ce sont 40 qui ont participé à ce secours.

Parfois , dit LISE , je me laisse aller à des idées noires duand à l’ être  humain en général . MAIS CETTE DEMONSTRATION DE SOLIDARITE

ME RAPPELLE QUE NOUS AVONS AUSSI EN NOTRE POSSESSION D’IMPRESSIONNANTES CAPACITES A CONSTRUIRE DE BELLES CHOSES ,

SI L’ON   DECIDE D’UNIR NOS FORCES.

JÉRÔME A D’ABORD ÉTÉ SOIGNÉ DANS LE PETIT HOPITAL DE CALFATE …… fracture d’une vertbre , fracture de la crête iiaque , fracture

dune côte et des hématomes en forme de  » pizza  » ! aprés 4 jours il a été rapatrié à l’hôpital suisse de BUENOS AIRES , en Jet médical. Trés bien soigné .

Il en est ressorte avec un corset a porter pendant 45 jours…. MAIS C’EST UN MOINDRE MAL , il aurait pu y laisser la vie ou en sortir sur une chaise

roulante …..

Même expérimenté , en prenant toutes les précautions utiles on n’est jamais certain de ne pas avoir un accident grave…une chute est toujours possible

mais est on certain de ne pas trop provoquer  » la montagne  » …..   est on certain  que risquer sa vie pour son plasir n’est il pas trop dangereux…

LA NATURE EST TOUJOURS LA PLUS FORTE .

Aujourd’hui , Jérôme est toujours en patagonie , avec LISE … sa dernière visite est positive…. 15 jours avec le corset ….puis 15 jours en le portant

au besoin….le chirurgien lui a certifié que sa vertèbre ( la 9ème ) ne nuirait pas à sa profession. Il passera en juin sa dernière partie de  » guide de montagne  »

à Chamonix.

Chaque année la montagne ( d’été ou d’hiver  ) prend sa série de vies , jeunes la plupart …. sans doute la vie appartient à celui qui la possède ,

mais il semble souhaitable de ne pas frôler la mort de trop prés ….  SURTOUT POUR SON PLAISIR .

 

 

24 mars 2013

L ‘ ART DES TRANCHEES…. GUERRE 14-18

L ' ART DES TRANCHEES.... GUERRE 14-18 art-montre2

dos de boîtuer de montre

art-briquet3
briquet fabriqué pau un soldat
sc0000644b-300x193
le testerin Bernard STURM
53990489_p1-300x197
atelier de fabrique de couteaux dans une tranchée

58951111_p-300x180

tn_314photo_6891
coupe papier à partir d’une douille d’obus
tn_382bmfcj8wmkkgrhquokj0etlhsw9pblev1sqqbg_12
douilles de 75 représentant Clémenceau et Joffre
tn_341photo_3655
panneau de bois sculpté « on les aura  » Mai 1917
13816918_p-300x225
série de bagues en alu

L ‘ ART DES TRANCHEES , C’EST L’ART DES POILUS , ces objets fabriqués dna les 2ème ou 3ème ligne , bien qu’il soit possible de fignoler

un petit objet ( bague par exemple en 1er ligne en attendant le combat. Ces objets pouvaient aussi être fabriqués dans les camps de prisonniers , dans

les arsenaux , aussi par les blessés et mutilés en réeducation….et dans des ateliers encouragés par l’autorité militaire.

Objets usules et décoratifs ( briquets , couteaux , bagues porte-plume , encriers , maquettes d’avions qu’ils donnaient à leur famille , à leurs ami

ou que parfois ils vendaient pour amèliorer leur solde.

Ces objets étaient fabriqués avec des matèriaux communs eu de rebut comme les douilles de fusil , ou d’obus….

En fait , avec l’enlisement de la guerre et la mise en place des tranchées, il convenait d’éviter le désoeuvrement , et comme nombre de combattants

possédaient de par leur profession  ou leur expèrience du bricolage une bonne dextérité manuelle , ils en profitaient pour s’occuper ….

Aprés le conflit , ces objets furent fabriqués dans un but lucratif et vendus aux touristes visitant les champs de bataille .

Sur certains de ces objets on peut lire le nom de la personne a qui ils sont destinés , ou une date .

LE JOURNAL  »  SUD OUEST  »  DU 12 NOVEMBRE 2012  sous la plume de Marceau BONNECAZE ,  est publié un article sur ce sujet , dans lequel il

présente un testerin ( Bernard STURM , ancien gendarme ) qui s’est spécialisé dans la collection d’objets d’écriture en fabricant à partir de douilles

de balles Mauser et d’outils réalisés par lui des porte-plume….un travail d’orfèvre , pour son propre plaisir et non pour les vendre.

POUR LA MÉMOIRE DE NOS SOLDATS IL M’A SEMBLE INTERESSANT DE TRACER QUELQUES LIGNES SUT C’EST ART  » DES TRANCHÉES « .

 

 

 

 

19 mars 2013

HISTOIRE DE LA SONNERIE AUX MORTS .

HISTOIRE DE LA SONNERIE AUX MORTS . img3.jpg.html_-300x225img14.jpg.html_-300x225NIUL DOUTE  , CEUX QUI LISENT LES LIGNES DE CE BLOG ONT ENTENDU LA  » SONNERIE AUX MORTS  » LORS

D’UNE CEREMONIE EN HOMMAGE AUX ANCIENS COMBATTANTS . Personnellement cette sonnerie me remue  » aux tripes  » et en

l’entendant j’ai un sentiment de reconnaissance pour tous ceux qui ont combattu pour défendre leur pays , leur vie , leur terre , leur famille .

Je me souviens tout particulièrement de mon émotion et de mes larmes en l’entendant certain soir , vers 18 heures , au Mémorial de Verdun.

L’HISTOIRE COMMENCE EN 1862 LORS DE LA GUERRE DE SECESSION AUX USA.

Alors que l’Armée de l’Union du Capitaine Robert Elie COMBE  prés de Harrisson’s Landing en Virginie , se tenait de l’autre côté

ce cette étroite bordure de terre , l’Armée de la Confédération.

Durant la nuit , le capitaine COMBE entendit les gémissements d’un soldat blessé. Ne sachant pas si c’était un soldat de l’Union ou de la Confédération ,

le capitaine décida au risque de sa vie d’aller chercher le blessé afin qu’on lui procure les soins nécessaires.

Sous les feux incessnts de la bataille il rampât jusqu’au soldat blessé pour le ramener au Camp de l’Armée de l’Union.

quand il atteignit son camp il découvrit que c’était un soldat ennemi …le soldat était décédé.

Le Capitaine alluma une lanterne et dans la pénombre il découvrit le visage du soldat , c’était son propre fils.

Le garçon étudiat la musique dans le sud , lorsque la guerre éclata, sans le dire à son Père , il s’enrôla dans l’armée de la Confédération.

Le lendemai matin , le coeur brisé , le Capitaine malgré le statut d’ennemi de son fils demanda la permission à ses supèrieurs de lui faire

des funérailles militaires. La demande lui fut accordée , mais en partie seulement.Il lui fut refusé que la fanfare de l’Armée puisse jouer aux funérailles .

Mais dans le respect pour son père on décida de lui attribuer tout de même un seul musicien.`  Le Capitaine choisit un joueur de clairon. Il

demanda au musicien de jouer une suite de notes musicales qu’il avait trouvées sur un morceau de papier dans l’uniforme de son fils.

C’est ainsi que naquit l’émouvante mélodie de l’appel aux mortss maintenant jouée dans les funérailles miitaires.

LE 11 novembre , lorsque nous entendons le clairon un jour du souvenir ,  rappelons nous le coeur serré ,

ceux et celles qui ont donné leur vie pour notre pays ainsi que ceux et celles revenus handiapés pour leur vie .

C’est un peu beaucoup grâce à ces courageux hommes et courages femmes que nous pouvons vivre dans un pays ou

la liberté de vivre et d’expression est un choix saceé.

 

10 mars 2013

FRATERNISATION ENTRE POILUS FRANCAIS ET ALLEMANDS EN 14-18 … fin .

UN HOMME PAR BRAVADE , VEUT ALLER DANS LE NO MAN’S LAND POUR RECUPERER UN CASQUE A POINTE :

 » Doucement ! ordonne le lieutenant. tu sais bien que c’est l’heure où l’on ne tire pas ….  » Nous sommes , en effet , en pleine trêve ( … ) Jusqu’à

2 heures du soir , ,quiconque le veut peut se montrer impunément et srtir la poitrine dehors.

 » lorsque les tranchées sont plus rapprochées ,  il n’est pas rare de voir un allemand s’approcher jusq’au bord du fossé pour demander un peu de

tabac ou une allumette……. il y a peu de temps , les relations avaient fini par être si cordiales entre les deux tranchées , qu’un capitaine prussien demanda

à son chef le déplacement de ses hommes.Avant de s’en aller les Allemands dirent aux nôtres de faire attention à ceux qui allaient les remplacer ,car

c’étaient des Silésiens qui venaient de la frontière russe , et qui ne connaissaient pas les  » coutumes françaises « …..

AUX CAVALIERS DE COURCY, DEVANT REIMS , LE 25 JUIN 1917 , SECTEUR TRANQUILLE A CETTE EPOQUE :

 » La consigne tacite et resPectée dans les deux camps , était de rester calme, dans une sorte de trêve officieuse. C’est ainsi que nous pîmes construire un réseau

de protection, en travaillant hors des tranchées , à côté des allemands ui s’occupaient de leur côté.L’un d’eux sétant approché , tendant des cigarettes à nos

travailleurs,il fallut le menacer pour qu’il s’éloignât , sans avoir l’air de prendre la menace au sèrieux .

LE 25 JUILLET AU BOIS-LE-PRETRE :

 » Ce secteur est tenu depuis 18 mois par les mêmes troupes ; celles-ci avaient pris leurs habitudes. Troupes de réserve qui ne se foulaient pas ; on

allait même jusquà fraterniser avec les boches…….Notre division a ordre de faire cesser cet état de choses et de talonner les boches….  »

RECIT D’UN CAPITAINE ( souvenirs  de guerre de Bernard Ligonnes.1914-1917 , Paris , éditions de Paris, 1998 )

 » La semaine passée , ayant appris que da,s une tranchée en face de la nôtre se trouvait un prince Bavarois (…) nous décidâmes de mlui donner

une sénérade en règle. (…) J’écris le programme, et ( … ) nous le lancâmes autour d’une pierre aux allemands. A 4 heures sonnantes , aprés un

roulement de rataplan , rataplan , le concert commença.Les Boches , de l’autre côté applaudissaient sans oser sortir la tête. (…) A la fin , je m’assis

sur le parapet , sans armes , le bâton d’orchestre à la main , dirigeant la Marseillaise que tous les gars chantèrent ensemble . alors , il se passa une

chose inouïe et trés belle . A 30 mètres , un Officier ennemi , d’un saut se mit debout et , la main à son casuqe ,saluant martialement , il écouta notre chant.

Je le voyais là , tout prés , droit , tranquille , sans la moindre crainte ; si nous avions voulu , nous l’aurions tué , c’est évident ; mais loin de là , las gars

à la fin de leur morceau de musique , lui crièrent :  » bravo le boche !… » Je le saluai , en me mettant debout aussi…. »

CHEMIN DES DAMES , LE 1er JUILLET 1917 :

«  » La nuit , devant les postes , la pose de fils de fer se fait d’accord avec les deux adversaires, l’un passant parfois ce qui manquait de matèriel

à l’autre.Quand il y à des coups de maoin projetés ,les deux hommes s’avertissent et se montrant leurs grenades respectives font des signes qui

veulent dire  qu’ils n’entendent pas prendre part à la fête sanglante.  »

30 JUIN DEVANT AVOCOURT , MEUSE :

 » Je suis allé aujord’hui , sur le terrain , avec une Croix rouge , rechercher des blessés. Le boches ont été trés chics : il m’ont seulement dit , à

30 mètres de ne pas approcher davantage et de m’en retrourner.  »

La scène se reproduira le 8 avril 1918 devant Lunéville.

EN ARGONNE , DEVANT VIENNE-LE-CHATEAU , LE 28 JUIN 1916 :

 » 26 JUIN 1916 : Nous voilà sur de nouvelles positions dans le secteur de vienne-le-château /Tout est calme dans le secteur et le 58éme que nous

avons relevé nous a dit :  » Ici c’est papère , pas de risque , les cagnas sont bien ménagées  » . Cela me rappelle Blanc-Sablon. On s’installe le mieux

que l’on peut;

28 Juin 1916 : Ordre nouveau avec le nouveau Capitaine . ….Les premières lignes sont à nos pieds , à 600 mètres enviton.Il y a 3 lignes de tranchées

et des boyaux à n’en plus finir ; pla loin la pleine est cultivée.On voit des paysans travailler à moins d’un kilomètre du front , entre les lignes : cà c’est

unique !  Les uns passent les lignes boches  pour atteindre leur champ et d’autres traversent nos lignes pour atteindre les leurs ! La nuit les patrouilles

les remplacent .Les gars du 58éme avaient raison quand ils nous ont dit  que depuis 3 mois ils n’avaient pas tiré un seul coup de canon et pas reçu le

moindre obus. (…) Je m’amuse à regarder mles fritz faire l’exercice . Le catitaine Gobert m’interroge :  » N’est ce pas les boches qui paradent à gauche

du bois ?

- Oui , mon Capitaine ,il y a un moment que me rince l’oeil.

- Vous ne pouvez pas me le dire , non de Dieu.

- Et pourquoi ? Qu’y a-t-il d’extraordinaire à cela , les poilus que nous avons relevés nous ont bien averti que l’arrêt des hostilités était complet dans

le secteur .

- Eh bien , je vous dis , moi , que cela va changer et je vais utiliser à fond les munitions qui nous sont allouées comme tir de réglage . alertez la

batterie et passez – moi le tableau de réglage  » . j’obéis en me demandant s’il n’est pas cinglé …. il commande  » Obus explosifs 2 850 mètres , correction

80 à gauche. A mon commandement les quatre pièces : feu !  »

-   » Mais mon Capitaine , vous allez tyier dessus ?  »

- Il me foudroie du regard et répond  » Mais j’y compte bien !  » et il commande  :  » Fauchez par quatre : feu !  »  bon dieu , quelle salade ….les 16 obus sont

arrivés , les corrections étaient bonnes et la débandade est complète . tout s’est volatilisé , il ne reste plus que des tâches grises çà et là , des morts

ou des mourants . Je ne puis m’empêcher de murùurer  » C’est du propre !  »

-   » Que dites-vous ?   »

-   » Rien mon Capitaine .  »

-   » Sachez que nous sommes ici pour nous battre , vaincre ou mourir , tenez vous le pour dit , et souvenez vous en  » .

Moi , je pense au lendemain… laissez moi rire , c’est le soir même qu’il fallait dire  , qu’est ce qu’ils nous ont mis ! De 22 heures à minuit , inutile de

mettre le nez hors des cagnas , ils nous ont retrourné la position avec du 150 alterné avec des 77 , en 2 heures tout était enterré .Nous nous sommes

dégagés comme nous avons pu de nos trous de rat ,pas de victime à la batterie , mais des territoriaux qui montaient en loigne pour ravitailler ont écopé

aux premières rafales et ont subi des pertes . un 75 est hors d’usage et tous les abris à moitié démolis===;dans les tranchées , pas un coup de feu . (…)

 » 14 juillet 1916 : ( …) Le secteur est redevenu calme, àpart des tirs de réglage courant: le croquant ne s’est plus manifesté , il a du de faire sonner les

cloches à lEtat – Major , car six territoroiaux ont payé de leur vie sa connerie du ( sic ) 29 juin. on ne voit plas les boches faire de l’exercice , mais les

paysans remassent leur récolte .  »

NOUS AURONS L’OCCASION DE REVENIR SUR D’AUTRES LETTRES DE SOLDATS SUR DES THEMES DIFFERENTS .

 

La scène se reproduira le 8 avril 1918 aux environs de lunéville.

6 mars 2013

FRATERNISATION ENTRE POILUS FRANCAIS ET ALLEMANDS EN 14-18… suite 2

LES FRATERNISATIONS ET ACCORDS TACITES ENTRE FRANCAIS ET ALLEMANDS N’ONT PAS EU LIEU SEULEMENT EN NOEL 1914 ,MAIS

AUSSI EN 1915 ,MEME EN 1916 ET 1917 , D’APRES DES LETTRES DE SOLDATS FRANCAIS.Ces faits constituent un phénomène récurrent et

structuré tout au long de la guerre , comme l’ont montré les contributions de Rémy Cazals et olaf Muller à M. Fero ( et al.)  » frères de tranchée  »  (Paris ,

Perrin , 2005 )

Nous mettrons sur ce blog , quelques textes issus du  » Collectif de recherche international et de dfébat sur la guerre 1914-1918  »  , textes réunis par

Yann PROUILLET , destinés à un usage pédagogique .

La trêve de Nôel 1914 vue par un vaporal français :

 » Le 26 12 1914

Mes chers parents ,

Encore 36 heures de tranhnées faites , mais celles-ci se sont passées dans des conditions particulières que je vais vous raconter .

Nous étions , cette fois à 25 mètres des tranchées allemandes , que nous distinguions trés nettement.Ceux que nous relevions nous dirent : depuis

36 heures que nous sommes là ils n’ont pas tiré un seul coup de fusil pour ne pas être ennuyé par une fusillade inutile.C’était censément un accord

entre eux et nous .

Dans la jourrnée , j’avais entendu dire qu’ils nous avaient causé ,  échangé des journaux et des cigarettes même.Je ne voulais pas le croire tant  que

je n’en aurai pas eu la preuve moi-même.

Au jour , je risque vivement un oeil par dessus la tranchée , enhardi par le calme qui régnait des deux côtés. Je commence à regarder plus attentivement.

A mon grand étonnement , j’aperçois un Bavarois ( car ce sont eux qui étaient en face de nous ) sortir de sa tranchée , aller au-devant de l’un des nôtres

qui lui aussi avait quitté la sienne , et échanger des journaux et une poingée de main.Le fait se renouvela plusieurs fois dans la journée.Un alsacien

qui se trouvait prés de nous échangea avec eux une courte conversation par laquelle les Bavarois lui apprirent qu’ils ne voulaient pas tirer un coupde fusil ,

qu’ils étaient tpujours en première ligne et qu’ils en avaient assez.Il nous ont prévenu qu’ils seraient bientôt relevés par des Prussiens et qu’alors il faudrait

faire bien ettention,mais qu’avec eux il n’y avait rien à craindre.En effet cela fait 4 jours qu’à 25 mètres l’un de l’autre  in ne s’est pas échangé un seul

coup de fusil.

Nous étions amis des deux côtés , bien sincères ,et quand notre artillerie tirait sur leur ligne nous étions ennuyés pour eux et s’ilavait fallu aller à

l’assaut de leur tranchée , je ne sais pas ce qui se serait passé.

Dans la dernière attaque que nous avions faite, une vingtaine de nos morts sont restés là ,à quelques mètres de leur tranchée. Trés poliment , un

Officier nous invita à aller les chercher ,et que nous pouvions être certains.Nous avons refusé…..Ils ont soigné nos blessés sans les faire prisonnier ,

l’un d’eux fut soigné pendant 5 jours .

Vers le soir , c’était le 24 , un Bavarois remit une lettre que  notre Capitaine conserve précieusement , elle était ainsi conçue , autant que je me

rappelle :  » Chers camarades , c’est demain Noël , nous voulons la paix . vous n’êtes pas nos ennemis.Ils sont de l’autre côté ( probablement des anglais ) .

Nous admirons la grande Nation française.Vive la france, bien des salutations. signé: Les Bavarois dits les barbares   »

….. la nuit vient interrompre nos échanges amicaux et minuit approche .Tout à coup , prés de nous on entend chanter au son des flûtes et d’un harmonium .

C’étaient les bavarois qui fêtaient Noël. quelle impression ! D’un côté des chants religieux , de l’autre la fusillade , et tout ça sous un beau clair de lune

en plein champs, tout recouverts de neige.quand ils eurent fini nous poussâmes des hourrah,hourrah…

A note tour , le capitaine le premier , nous entonnâmes d’une seule voix : minuit chrétien,puis il est né le Divin Enfant . Ils nous écoutèrent ,puis eux

poussèrent des applaudissements . Enfin trois qui savaient trés bien l’allemand chantèrent deux cantiques avec les Bavarois. On m’aurait raconté

cela que je ne l’aurai pas cru ,mais les faits sont là et il se produisent un peu partout, mais malheureusement ne serviront à rien…..

…… cette lettre vous parviendra peut être l’année prochaine , dans cette circonstance je m’empresse de vous offrir mes meilleurs voeux pour 1915 .

J’espère que cette année reconstituera tout ce qui en 1914 a détriuit , bonheur , foyers et espérences et qu’elle apportera la paix , le travail et la

récompense tant méritée par les sacrifices que cette guerre nous a forcés à faire .

…….. votre fils quivous aime .  »

à suivre ….

 

3 mars 2013

FRATERNISATION ENTRE POILUS FRANCAIS ET ALLEMANDS EN 14-18 suite 1

FRATERNISATION ENTRE POILUS FRANCAIS ET ALLEMANDS EN 14-18  suite 1 image008-300x117image007-300x131image005-300x82image006-300x19531 DECEMBRE 1914

…  » DANS LA NUIT DU 30 AU 31 , À LA SUITE DE POURPARLERS EB PLEINE NUIT , DANS LE SECTEUR DE LA 55ÈME BRIGADE , LES BAVAROIS ONT

laissé la fraction du 99ème travailler à la poqse de réseaux de fil de fer,sur l’assurance que nous exécutions des travaux définitifs et que nous ne couperions pas

leur propre réseau.

 » Un Bavarois a adressé à nos hommes des cartes postales concernant des voeux de nouvel an et des remerciements pour le pain et le cognac qu’ils ont reçu.

une de leur carte était ainsi conçue :      » Aux camarades  »

 » nous ne tirons que si un offiier est aprés de noius. seulement notre Lieutenant

est toujours en rage et tire quelquefois! une bonne année ,merci pour le cognac ,

il a bien goûté  »

25 décembre               JMO du 99° R.I. ( 55 èmè BI ,28 ème Di 

…..  » un grand nombre de Bavarois sont sortis de leur tranchée en faisant signe de ne pas tirer sur eux . Puis ils se sont avancés à mi-distance de

nos tranchées et ont engagé la conversation avec nos hommes devant le secteur du Bois Commun….

26 décembre

 » les bavarois sympathisent toujours devant le secteur du Bois Commun . Trêve absolue  » ….

 

27 décembre

 » deux Officiers Bavarois sont venue à mi-distance des tranchées Filippi. un de nos hommes s’est approché. La conversation s’est engagée et

les officiers bavarois ont été étonnés d’apprendre que Lyon n’était pas investi par une armée italienne , ainsi que  le bruit s’en était répendu dans

les tranchées Allemandes…. . »

25 décémbre 1914         JMO 56ème Brogade d’Infanterie

 »   La lurnée est alme , une trêve spontanée s’établit sur tout le front du secteur notemment aux deux extrémités ou soldats français et allemands

sortent par endroits des trabchées pour échanger des journaux et des cigarettes … »

DANS L’OUVRAGE   » JE SUIS UN MOUTON COMME LES AUTRES  » , victorien FOURNET DE SAUZET ,raconte qu’en janvier 1915 , les

Allemands ne tirent plus et même sortent de leurs tranchées,demandant aux Français d’en faire autant . a ùmi-chemin ils se rejoignent , discutent et les

allemands remettent une lettre écrite en français dans laquelle ils disaient d’aller les trouver à la tombée de la nuit et qu’ils seraient les bienvenus.

Marius NOBLAT DE ROMANS ,écrit à sa femme le 04 janvier 1915  » …. pour le jour de l’An , dans certaines tranchées les boches et les

français ont fumé le cigare ensemble. Les 4 français qui avaient été ches les boches sont revenus,mais nous avons gardé les 4 boches …  »

Louis CHIROSSEL DE LORIOL , RACONTE LUI AUSSI DANS UN LIVRE , COMMENT LES ALLEMANDS ET LES FRANçAIS COMMUNIQUENT

AU MOYEN DE PIERRES AUXQUELLES SONT ATTACHÉS  DES BILLETS , pour échanger du vin et du pain contre des cigatettes.   Mais

il conclut :  » … Tu vois , l’histoire vaut le raconte,ce qui n’empêche pas lorsqu’il y a une attaque de part et d’autre , de se chercher à s

faire du mal    »

 » ……le 28 décembre 1914 , dans le secteur de la 55ème brigade , des relations de tranchée à tranchée se sont engagées….. invités par nous à se

rendre , des bavarois ont déclaré en avoir assez ,mais ont refusé de se rendre pour l’instant et de vouloir réfléchir avant de prendre une décision.Les

relations et pourparlers se poursuivront les jours suivants …  »

 » d’une tranchée à l’autre , l’ennemi a pris un visage.Cet ennemi était un homme comme vous;comme vous et moi; comme vous et moi ,

à la mondre pose , il boit , il rigole…. « 

 » un petit rayon de soleil au milieu de l’horreur « 

à suivre….

 

 

 

 

 

 

 

 

1...4748495051...59

histoirefanonfalsifiee |
franckkokria |
Le rideau d'Arlequin |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Marciana Brooks. ▲
| Thelifeisajoke
| Rudy Mbemba-Dya-Bô-Benazo-M...