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25 octobre 2012

KLEBER DUPUY EST DECEDE LE 16 OCTOBRE 1966

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au cimetière de La Teste de Buch

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au premier plan : Jean kléber DUPUY
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hommage au défenseur du fort de Souville : kléber DUPUY

APRES PLUSIEURS ANNEES DE SOUFRANCE , KLÉBER DUPUY EST DECEDE DANS SA MAISON DU 53 COURS DE

REIMS A TALENCE LE I6 OCTOBRE 1966 .

J’ai été informé le jorr même de sa disparition par son Epouse RENEE et je me suis allé le voir pour la dernière fois dans cette

maisson ou je lui avais si souvent rendu visite ….

Je l’ai trouvé les traits reposés , la MEDAILLE DD VERDUN épinglée au revers de sa veste . C’était une de ses dernières volontés .

Cette médaille commémorative avait , pour lui , plus d’importance que les autres décorations qui lui avaient étées attribuées .

ses obsèques se sont déroulées à l’égise Notre – Dame – des Anges ,rue de Pessac , une église qu’il avait régulièrement fréquentée.

Une foule considérable assistait à cette cérémonie.

La musique de la IIIéme Région Aérienne , le drapeau, sa garde et une compagnie du 37 ème R.I. rendaient les honneurs militaires;

ouis aux accents d’une marche funèbre , le cortège conduit par son Fils Jean Kléber et les membras de sa famille pénétra dans la chapelle.

M. DOUILLARD , AMI DE KLÉBER DUPUY  et président de la gironde de  » CEUX DE VERDUN  »  portait sur un coussin , les décorations

du défunt.

Au premier rang des personnalités  on remarquait  MM. GISCLARD , representant le Préfet d’ Aquitaine ; CHABRAT ,PREMIER ADJOINT

au Maire ; DARBLADE  commissaire Central ; le Général BOULANGER , le colonel SOBRA représentant le Général gauthier  ; le colonel SIMON

reorésentat le Général MORIN  ;  l’officier des Equipages de la flotte , représentant le commandant de la Marine à bordeaux,; le re^résen

représentant de Santé Navale  ; le colonel HARDOIN , Major de la garnison ; le Général PINEAU ; Le représentant de la Légion de Gendarmerie ;

les Présidents des diverses associations d’Anciens combattants ….

La messe était célébrée par le Père ALBAREI curée de la paroisse et commentée par le père Bruno GODIN.

SUR SA DEMANDE , KLEBER DUPUY A ETE INHUME DANS LE TOMBEAU DE FAMILLE DE SA VILLE NATALE : LA TESTE DE BUCH.

LE JOURNAL D’ARCACHON TITRAIT :  » Kléber DUPUY , héros de la guerre 14-18 a été inhumé à LA TESTE « 

 » LA TESTE AURRAIT DU SE VOILER DE DEUIL : CELUI DE SES FILS QUI DISPARAISSAIT     , ILLUSTRA SA PETITE PATRIE , TANT 

PAR SES SUCCES SCOLAIRES ET SES EXPLOITS DE RUGBY SUR LE TERRAIN DU POTR À LA VIELLE UNION SPORTIVE TESTERINE

D’AVANT 1914 QUE DURANT LA PERIODE DE LA GUERRE MONDIALE 14-18 ….. »

LE JOURNAL SUD OUEST TITRAIT :  » UN HEROS DE LA GUERRE 14-18 VIENT DE DISPARAITRE : Le Capitaine KLEBER DUPUY  » ,

accompagné de l’hommage de  » CEUX DE VERDUN  »  et des  » CAMARADES DE COMBAT  » ET DE L’U.N.C. Girondine :

 » Le héros du fort de souville n’est plis …. quelques jours aprés son Ami , le héros du Fort de VAUX ,

l’aspirant L. BUFFET , nous a quittés ,aprés des années de souffrances supportées avec le courage physique et moral du glorieux  » Poilu  » de

verdun qu’il avait été été. 

 » Aprés avoir servi son pays sous l’uniforme , le Capitaine K; DUPUY , a servi sous l’habit civil en apportant dans sa tâche de Secrétaire général

de l’Office des Mutilés , Anciens Combattants et Victimes de Guerre de la Gironde , de 1923 à 1957 , une compréhension , un sens humain , un

dévouement sans faille , pour secourir , défendre ses fréres d’Armes , leurs veuves ,leurs parents ou leurs enfants.

 » Que de détresses il connut et sut amoindrir , que de peines il consola ,que d cas douloureux il eut à résoudre……. « 

22 octobre 2012

QUI A GAGNE LA BATAILLE DE VERDUN ?

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" courage on les aura "

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le général Petain et clémenceau

JUSQUE DANS LES ANNEES 1970  , LEMARÉCHAL PETAIN DE LA PERIODE DE VICHY ETAIT DISTINGUE DE CELUI DE VERDUN .

C’est ce que disait Kléber DUPUY dans un de ses discours en parlant  de PETAIN    »  Oh ! soyez sans crainte , je n’ai jamais envisagé l’amnistie encore moins

le pardon ; Le vainqueur de VERDUN appartient à l’hostoire , l’histoire seule le jugera sans appel  » ( lire les articles relatant les discours de K. Dupuy )

 » DEPUIS 1970 ON A ASSISTE A UNE REMISE EN CAUSE DU ROLE DE PETAIN À VERDUN , EN PENSANT QUE SON ATTITUDE PENDANT LA PREMIERE GUERRE MONDIALE DEVAIT ECLAIRER SON CHOIX EN 1940 .  »

C’  est ainsi que l’amiral Philippe de gaulle dans son premier volume  » De  Gaulle mon père  » ( Plon 2003 )   écrit que   »     certains accusent Pétain d’avoir

cherché à s’engager le plus tard possible pour n’avoir pas à essuyer les plâtres  »

Joffre dan ses mémoires ( Plon 1932 ) dit « ‘ Je tiens à affirmer que le vrai sauveur de Verdun fut Nivelle , heureusement secondé par Mangin  » .

MAIS NOUS AVONS VU DANS L’ARTICLE PRECEDENT  » LA VOIE SACREE  »  que PETAIN  dés sa nomination à Verdun , met au point une relève

régulière des effectifs engagés , qui permettra de faire tourner les unités en une incessante noria…. et qu’ainsi la plus grande partie de l’Armée Française

passera par Verdun.

La téputation de PETAIN était acquise par la troupe par l’attention qu’il portait au moral des soldats , veillant dans la mesure du possible

à amèliorer l’ordaine de leur vie quatidienne .

SON CELEBRE  » SOURAGE ON LES AURRA  »  A EU UN RETENTISSEMENT EXTRAORDINAIRE …..ET A RENDU LE MORAL A LA TROUPE

ET A SES OFFICIERS .

LE VAINQUEUR DE VERDUN  écrit  Guy Pedrocini   » ce n’est ni nivelle , ni Mangin , c’est Pétain  »

C’EST BIEN CE PE PENSENT LES ANCIENS DE VERDUN QUI ONT COMBATTU SOUS SES ORDRES … » Ils constituent une espèce de franc-

maçonnerie de la douleur et de la camarederie  » écrit Henri Amouroux . Il écrit aussi dans son ouvrage  » Petain avant vichy ) « Pétain observe,

avance moins grâce à ses succés  ( certains mais qu’il exploite mal )  que par les défaites des autres.Pour le jeter au premier rang , il faudra

l’estrême peril.Il faudra la menace au coeur de la France . Il ffaudre Verdun , bataille à le mesure de son tempérament , que tout son passé rend

possible et qui va forger , pour l’histoire , tout son avenir « .

LORS  DU CINQUANTENAIRE DE LA BATAILLE DE VERDUN ,  LE GENERAL DE GAULLE A TENUA SALUER LA MEMOIRE DE CELUI

DONT LE NOM LUI PARAISSAIT ASSOCIE A JAMAIS  ASSOCIE LA PLUS GRANDE BATAILLE DE L’HISTOIRE  »  Si par malheur ,

en d’autres temps , dans l’extrême hiverde sa vie et au milieu d’évènements excessifs , l’usure de lâge mena le Maréchal Pétain à des défaillances

condamnables , la gloire que , vingt-cinq ans plus tôt  il a acquise à verdun ,puis gardée en conduisant l’armée française à la victoire , ne saurait

être ni constée,ni méconnue de la parie « .

DEUX ANS PLUS TARD , LORS DES CÉRÉMONIES DU CINQUANTENAIRE DE L’ARMISTIC DE 1918 , CITANT LES «  » HUIT MARÉCHAUX

DE FRANCE (qui ) ont mérité d’ateindre aux sommets de la gloire militaire  » il réservait une mention particulière à  »  Pétain qui , ayant brisé à verdun

le choc acharné des Allemands , ranima l’armée franççaise en guérissant son moral blessé « .

AU MEME MOMENT , il faisait fleurir sa tombe à l’Ile d’Yeu . Ce geste devait être ensuite repris par Georges Pompidou et François Miterrand .

Ce gesteapparaît actuellement impossible , l’action du maréchal Pétain à la tête du régime de vichy occultant dans l’opinion sa stature de vainqueur

de Verdun.

PIERRE MIQUEL DANS SON OUVRAGE SUR VERDUN ÉCRIT  » Le seul véritable de Verdun fut le poilu  » …. il

oublie de présiser que cette phrase fut prononcée paur la première fois PAR LE MARECHAL PETAIN  » .

VERDUN DONNE UNE NOTORIETE INTENNATIONALE AU GENERAL PETAIN  et c’est logique car ce sont bien ses

décisions   PRISES DÉS SON ARRIVÉE , LE 25 FÉVRIER 1916 A SON NOUVEAU QG DE SOUILLY QUI ONT PERMIS DE PRENDRE

LE DESSUS SUR L’ARMÉE ALLEMANDE , REDONNE CONFIANCE AU SOLDAT ET A SES OFFICIERS….C’EST BIEN LUI LE

 

 

VAINQUEUR DE VERDUN.

Note . Le hors série du Figaro  » 1916 – 2006     CEUX DE VERDUN   les chemins de la gloire consacre sous la signature de Christian Helset

7 pages à ce sujet. Nous nous en sommes inspiré.

 

 

 

 

18 octobre 2012

LA VOIE SACREE

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la voie sacrée photographié

 

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LA VOIE SACREE….dessinée….

IL N’EST PAS POSSIBLE DE PARLER DE LA BATAILLE DE VERDUN SANS CITER LA VOIE SACRÉE ET PETAIN

C’EST LA RAISON POUR LAQUELLE NOUS PARLERONS , ICI , DE LA VOIE SACREE ET ULTERIEUREMENT NOUS POSERONS LA  QUESTION :

 

 

 » QUI A GAGNE LA BATAILLE DE VERDUN ? . . .. réponse sur laquelle il y a plusieurs visions.                  

      »  Colonel en 1914 ( il avait 58 ans ) PETAIN  est un soldat de valeur.  » l’étude de la guerre Russo-Japonaise de 1905 l’a convaincu   de l’inanité des

offensives à outrance alors en vigueur : que peuvent faire les assauts d’infanterie devant des mitrailleuses….. avec son bon sens paysan , PETAIN répète

que le  » FEU TUE   » et que les fantassins  pour progresser doivent être appuyés par l’artillerie « .

     PETAIN EST ECONOME DU SANG DES SOLDATS  et il jouit d’un grand prestige auprés des hommes du rang parce qu’il les comprend mieux que

beaucoup d’autres Officiers supèrieurs.

     PETAIN arrive dans la grande salle de la Mairie de SOUILLY :  » Demandez moi le XX corps , je vous prie   » dit-il à un Officier  .

    -   » Allô : BALFOURIER ? ici PETAIN « 

    -    » ALLÔ , OUI , je prens le commandement   : Dites à vos troupes  » TENEZ FERME  » , JE VOUS FAIS CONFIANCE. « 

    Il ordonne d’abord de réarmer les forts pour mieux appuyer la défense ; il s’occupe ensuite de la logistique toute entière concentrée sur 

la route  BAR – LE DUC – VERDUN .   cet axe de 7 mètre de large  (élargi en 1915)  risque constamment de se tranformer en bourbier .

 

     On ouvre des carrières dans le calcaire avoisinnant , des territoriaux et des civils empierrent sans cesse la route sur laquelle en double file

 

(une montante , une descendante )  les camions font  office de rouleaux-compresseurs .

     la discipline est trés srticte : interdiction de doubler et de stationner est faite aux 3400 camions qui roulent jour et nuit pare-choc

Maurice BARRES  donnera à cette route le nom de  » VOIE SACREE « .

     CHAQUE SEMAINE ,   90 000 HOMMES ET 50 000 TONNES DE MATERIEL SONT ACHEMINES VERS VERDUN ET I 000 000 DE TONNES

DE CAILLOUX SONT DEVERSES DURANT TOUTE LA BATAILLE.

     Dés la fin de février , 16 bataillons de travailleurs  étaient employés à l’entretien de la route et des chemins ou à l’exploitation de la carrière.

Ils disposaient de 140 camions et de 400 tombereaux attelés.

     ENTRE BAR-LE-DUC ET VERDUN , on a compté 20 travailleurs au kilomètre employant en moyenne 10 m3  de pierre par jour et pendant la pèriode

de dégel jusqu’à 15 ….. un tour de force !

     La 2éme Armée vit s’effectuer au cours de la bataille 115 montées en secteur ( d’aprés le Général  BARESCUT  ) :

     43 divisions furent engagées 1 fois , 23 furent engagées 2 fois , 4 furent engagées 3 fois , 2 furent engagées 4 fois et 1 fut engagée 6 fois.

     Des terrains d’aviation sont aussi construits à l’arrière .

    Enfin l’artillerie  est aussi réorganisée. cette mesure  permet la concentration des feux sur les points les plus menacés et rend l’initiative

à l’artillerie francaise. Le moral sur les fantassins est immense : pour la première fois depuis le début de labataille , le combattant se sent soutenu

par les canons.

CE STYLE DE COMMANDEMENT  INHABITUEL POUR L’EPOQUE PROVOQUE UNE SYMPATHIE DES COMBATTANTS ET COMME

LA SITUATION SE RÉTABLISSAIT PARTOUT ,PETAIN DEVINT VITE POUR LE SOLDAT LE  » VAINQUEUR DE VERDUN  » .

                                                               

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16 octobre 2012

LES PERTES HUMAINES A VERDUN ( Fev.- Nov. 1916 )

 

EXTRAIT de " La grande guerre- 14-18 "n°2 de l'histoire vraie de la première guerre mondiale

" Histoire Vraie de la Première guerre Mondiale " n° 2

           » LEUR SACRIFICE A UNE VALEUR QUE CEUX QUI NE LES ONT PAS VUS

NE SERONT JAMAIS CAPABLES DE COMPRENDRE  »   Henri Barbusse.

COTE FRANCAIS.

du 21  au 26 FÉVRIER ……………       19 622 tués

du 26 FEVRIER au 30 AVRIL………..48 000 tués

du 30 Avril au 15 JUILLET ……………45000 tués

du 15 JUILLET au 30 NOVEMBRE … 49 000  tués

TOTAL……………………………………………………… 1620    tués  ( 190 000  selon d’autres sources )

216 000  blessés évacués .

COTE ALLEMAND

Environ  450 000 tués , blessés ou disparus

NOMBRE D’OBUS TIRES  ( ENTRE LE 21 FEV.  et le 15 JUILLET )

PAR LES ALLEMANDS :  …… 21 millions d’obus lourds au- dessus du caibre 120

PAR LES FRANCAIS : ………… 10 millions d’obus au-dessus du calibre 75

PARMI LES TEMOINS DE L’HECATOMBE

- LE 115 R.I. : perd 24 Officiers en une semaine

- LE BATAILLON DE DRIANT    : 98 survivants sur 1200 aprés deux jours de combat au bois de CAURES

- La 6° Cie du 60° R.I. : en un jour , 132 hommes  sur 143 sont mis hors de combat au MORT-HOMME.

- LE 362° R.I. : 64 hommes sur huit compagnies restent valides aprés deux jours de lutte .

- LE 121° BATAILLON DE CHASSEURS : 561 tués , 260 blessés et 250 prisonniers sur 1500 hommes en deux jours ( 23-24 juin )

Défense de THIAUMONT.

- UN BATAILLON DU 74° R.I. :  perd 72% de son effectif le 23 Mai dans l’attaque de DOUAUMONT.

- LE 1° BATAILLON DU 139° R.I. : ne compte plus le 10 Mars qu’un Officier et 40 Hommes.

- LE 2° BATAILLON DU 409° R.I. : ne comte plus le 9 au soir que 2 Officiers et 137 hommes .

-  LE 92° R.I. : perd tous ses Officiers Supèrieurs   le 8 Mars au bois de CUMIERES .

- LE 239° R.I. : ne compte plus que 150 hommes et 6 Officiers aprés 6 jours de combat entre le 23 juin et le 1er Juillet.

- LE COMMANDANT IMHAUS , DU 163° R.I. : Fondateur de la Saint syrienne , père de quatre fils,qui a repris du service à 60 ans , est

tué à VERDUN je 30 Mas. Son premier fils est tué en Août 1914 . Deux autres l’ont été en CHAMPAGNE en 1915 . son dernier fils tombera

le 19 juillet 1916.

      - LE 3° BATAILLON DU 7° R.I.  : dans la bataulle du CASQUE EN AVRIL 1917 ,DANS LES MONTS DE HAMPAGNE ,vit 17 de ses

Officiers tués dont le Capitaine PÖPIS.

- LA 3° Cie du 7° R.I. : partit le 11 juillet avec 200 hommes dont kléber DUPUY , en arrivant au Fort de SOUVILLE ils n’étaient plus que 60

12 juillet aprés la défense du Fort ils ne restaient plus que 15 dont Kléber DUPUY .

…..ET COMBIEN D’AUTRES UNITES ANEANTIES ET COMBIEN D’AUTRES FAMILLES CORNEMIENNES.

 » QUI SAURA JAMAIS LES MILLE ACIONS EPERPILLEES D’UNE TELLE BATAILLE , LA MULTITUDE ANONYME

DES HEROÎQUES ET DES VAILANTS ?  »  se demandait en Octobre 1916 un soldat de la 2éme armée .

 

 

 

DU 26 FÉVRIER AU 30 AVRIL……48 000 tués

14 octobre 2012

LENFER DE VERDUN….. UN POSTE DE SECOURS .

LENFER DE VERDUN..... UN POSTE DE SECOURS . sc0000aa09-300x201

a droite , l'infirmerie dans le Fort de VAUX

NOUS AVONS DONNÉ LE RÉCIT SES SUPPLICES DES SOLDATS…ET DE LEURS OFFICIERS…. NOUS NE POUVONS OUBLIER

CEUX QUI DANS LES OSTES DE SECOURS , PRÉS DES COMBATS AGISSENT POUR LIMITER LES SOUFFRANCES DES BLESSÉS,MÈDECINS ,

INFIRMIERS , BRANCARDIERS ….

Récit cité dans   » VERDUN  »  de  de Jacques PERICARD ( DURASSIÉ 1950 )

AIDE MAJOR LABY   DU 294è R.I.

22 Mai –  un poste de securs est établi à flanc de coteau , lèvre nord du RVIN DE LA MAORT. C’est un trou  recouvert de  planches etde branchages

pourris….

L’évacuation de nos blessés constitue une tâche qui semble au-desus des forces humaines. De jour , il ne faut pas y penser: le ravin opposé est

entièrement exposé aux vues de l’ennemi. Le tansport de nuit est seul possible,mais dans quelles conditions et , malgré l’héroïsme de mes brancardiers ,

avec quuelle lenteur  ! Aussi notre poste regorge -t – il de pauvres gars , dont certains sont blessés depuis plusieurs jours.

A six heures du matin, la préparation d’artillerie commence : roulements ininterrompu, auquel les Boches répondent avec énergie… les blessés

commencent à affluer . Le Sergent D…. à tout son larynx , sa trachée , son oesophage ouverts , béants,jusqu’aux carotides. C’est un véritable égorgement .

Il a toute sa connaissance et ne pouvant émettre aucun son , seul le glou-glou de l’air et du sang passant par sa plaie , il nous regarde de ses grands yeux

bleus si intelligents…. il est d’une bravoure exemplaire devant la mort qui , malgré nos effrts pour enrayer l’hémorragie , l’enlève au bout d’une heure.

L’assaut est fixé à midi moins cinq….Tous les copains , nous nous serront la main.

Les feux de barrage se succédent devant et dérrière nous ; Des blessés hurlentdans les trous d’obus ; nous allons les penser , sans , bien souvent ,

pouvoir les en sortir.

(….) Notre P.S. regorge de blessés. Nous faisons des pansements sans discontinuer  et nous disons par signes ce que nous avons à dire : on ne peut

pas s’entendre . Le Lieutenant M…. arrivé en renfort il  y à quelques jors vient d’être tué , mutilé affreusement , deux minutes aprés m’avoir serré la main :

un éclat est arrivé sur sa musette pleine de grenades et l’a mis en bouillie….L’Aspirant A… ( dix neuf ans ) est tué. L’asitant M…. , même âge et l’Adjudant C…

églement.

Plaies légères et délabrements affreux , je panse de tout mon mieux ….Un malheureux de qu j’ essaie de garoter la fémorale , est blessé d’un éclat

profond dans la poitrine .Pendant que je le panse , un Caporal m’arrive , seul , avec les deux mains arrachées au ras des poignets . il regarde ses

moignons rouges avec les yeux exorbités . Je tâche de truver un mot qui le console et je lui crie :

-  » que fais tu dans le civil ?  »

J’ai alors la réponse qui m’empêche de rien ajouter :

-  » Sculpteur « .

23 Mai – Nous avons déjà DOUZE BRANCARDIERS HORS DE COMBAT. Et , au jour , le bombardement aprés une accalmie passagère , redouble.

Un obus éclate en plein dans notre P.S . Il y a une dizaine de tués et de blessés,là, devant nous.

On m’amène le Capitaine  F … grièvement blessé à la tête , au bras , à la jambe . il me rearde et me dit simplement :

-  » Tu vois , mon vieux , j’ai mon compte « .

Je fais le pansement ^la tête tandis que T … et L … pansent le reste. Je lui coupe les lanières de cuir de ses jumelles , qu’il a autour du cou et ilme dit :

 » Gardes les en souvenir de moi  » .

De sentir son sang si rouge et si chaud couler plein mes mains , ça me fait mal . Je m’étrangle pour ne pas pleurer et , dés que ‘ai fini , je vais me cacher

derrière le pare – éclats  et je ne puis retenitr mes larmes.

Nous l’étendons au fond de notre trou et à un moment il a du délire . Mais quand le soir arrive , il est moins mal   : il envoie chercher sa Croix de guerre

dans son sac et je la lui accroche avec une épingle : il veut l’avoir s’il meurt . Dés la tombée de la nuit on l’évacue . Quatre de ses Poilus , volontaires le portent ;

Ils ont aux aussi , les larmes aux yeux.

KLEBE DUPUY A VÉCU DEUX FOIS , COMME BLESSE CES MOMENTS DIFFICILES DE CELUI QUI SE DEMANDE S’IL VA , ET COMMENT ,

S’EN SORTIR. IL A EU LA CHANCE , LA SECONDE FOIS D’ÊTRE SAUVE PAR SON UN DE SES SOLDATS QUI , AU RISQUE DE SA VIE L’A

CHARGÉ SUR SES EPAULES ET L’A MENÉ AU P.S.

 

 

 

 

 

 

12 octobre 2012

l’enfer de verdun…..les lieutenants exécutés !!!

Ce témoignage est celui d’ André PERRIER CAPORAL AU 347° R.I., RAPPORTÉ PAR Roger BOUTEFEU dans  » Les Camarades  » ,

(Fayard ) et dans le numéro spécial du  » Miroir de l’Histoire  » : L’enfer de verdun  » N° spécial 292 bis .

EN ARRVANT A VERDUN , LE 4 JUIN 1916 , nous fîmes halte à la caserne  Anthouard : c’était la fin de l’aprés-midi . Les Officiers

furent rassemblés . Lorque notre chef de section , le lieutenant André de ROUEY , nous rejoignit , il nous déclara tout net .

-  » Les amis , ici , ce n’est pas Reims mais Verdun ; aucune défaillance n’est permise ; lepremier qui recule…. »

Il porta sa main àson étui revolver.

Nous devions tenir coûte que coûte . Il avait l’ordre d’abattra tout poilu qui refuserait d’avancer !

Dans la soirée nous montâmes au bois de FLEURY . Nous devions aller faire des travaux du côté de LE CHAPITRE . La violence du tir des

canons allemands était telle que nous fûmes obligés de revenir à notre poinr de départ.

A FLEURY , lors d’une attaque Allemande , je me trouvais à l’extrême droite de ma section . A la nuit tombante ,  je me rendis compte que je

restais seul avec 3 hommes : les soldats LEBIHAU , MARTINACHE , et SAUVAGE. IL DEVAIT Y AVOIR EU UN ORDRE DE CHANGEMENT DE

POSITION MAIS CELUI CI NE NOUS ETAIT PAS PARVENU.

La nuit était arrivée et l’attaque avait cessé . Je décidais avec mes trois hommes de marcher vers la gauche pour tâcher de retrouver la compagnie.

Etre portés déserteurs , cela nous coûterait cher.Nous repartons et arrivons à une maison démolie , sans doute la ferme de THIAUMONT ; lors

d’une pause , nous entendons parler Français. Je criai :

-  » halte-là ! qui vive !  »   On me répondit :

-  » France ! « .

Je lancais  » Avance au ralliement .  »

Deux hommes s’élancèrent vers nous en nous disant :

-   » Lieutenant HERDUIN , Lieutenant MILLAU   »

-   » Caporal PERRIER  » .

Nous étions du même régiment ,mais eux du 5° bataillon et nous du 6° . Le Lieutenant HERDUIN nous explique :

-  » voilà quatre jours que nous sommes à THIAUMONT; nous n’avons eu ni renfort , ni ravitaillement; nois descendons à VERDUN pour nous

réconforter et nous remonterons ensuite en ligne  » .

Is avaient avec eux une dizaine de Poilus et un prisonnier Allemand. Comme ils avaient soif , le prisonnier Allemand prit le casque d’un des

hommes et alla chercher de l’eau dans un trou d’obus.

Loes Officiers , leurs hommes et le prisonnier nous quittèrent . Fatigués on s’installa tant bien que mal dans des trous d’obus pour attendre le jour.

A l’aube je vis arriver un poilude mon escouade , le Soldat ROMPTEAU ,détaché comme agent de liaison :

-   »  Te voilà PERRIER : il faut vite rejoindre la compagnie , tu as été porté disparu.  »

-  » Ou est-elle ?  » .

-  » A la redoute , directement sur la gauche « .

Deux jours aprés , je me trouvais au RVIN DE FLEURY pour assister au drame dans toute son horreur. Led deux malheureux Officiers rencontrés

de nuit étaient passés en Conseil de Guerre . On les ramenait pour les fusillers .

J ‘ arrivais ou moment même ou l’Adjudant AMIABLE , chef de la 3° section  de ma compagnie , donnait le coup de grâce. Il prit son revolver

dans la main droite et se cachant le visage avec son bras , il tira au hasard , sans viser les corps des victimes qui étaient étendus à terre . 

Ce souvenir me hante encore !

IL EUT D’AUTRES FUSILLÉS , EN PARTICULIER EN 1917 , DONT CERTAINS ONT ETE REHABILITES .

TRISTE FIN DANS UNE TRISTE GUERRE !

 

10 octobre 2012

L’ENFER DE VERDUN….. LE SUPPLICE DE LA SOIF !

L'ENFER DE VERDUN..... LE SUPPLICE DE LA SOIF ! sc00044d53-1024x554

 » CE N’EST QUE DES TROUS EMPLIS DE CADAVRES « ( Caporal BOUGARD ,208° R.I.

LA SOIF…UN DES AUTRES SUPPLICES AJOUTÉ  à celui de la fatigue , de la boue , des gaz , du feu , du bruit , de la vermine……

LEON BRUNEAU DU 67°

 » Jamais je n’ai autant souffert de la soif que du 18 au 23 juin au Bois de FUMIN . Un jour , les pauvres vieux territoriaux nous apportent

un bidon de deux litres de pinard qu’ils remettent au sergent fourrier C … Celui-ci se met à boire avec le lieutenant E …. sans s’occuper de

nous. Je dis entre  haut et bas  » ils ne vont pas nous en laisser les vaches !  » Il faut dire que , moi et les copains on avait bu notre urine avec un peu de

sucre , sucé les racines d’arbre , sucé le jus salé d’une boîte de conserve abandonnée sur le parapet par les allemands . Enfin C … nous donne

un quart de vin , un seul et pas plein jusqu’au bord , que je partagerai avec les copains,mais on avait le palais brûlé par l’urine .

Aprés l’affaire , je fus proposé avec 3 autres pour la Croix de Guerre , mais le lieutenant biffa mon nom.  »

LE SOLDAT A. POINARD , DU 413°

Le 29 juillet , nous prenons le secteur du Bois de FUMIN . Dans la nuit du 31 , nous avions tellement soif que nous arrivions à uriner dans une boîte

de singe , à l’enterrer le plus profondément possible pour lui donner un peu de fraîcheur…. chacun à notre tour nous buvons cette horreur ! «  »

 » VERDUN  »   sous la direction de  P. WEDELMAN ( ED. CRÉMILLE )

Pendant la défense du FORT de VAUX

Un mèdecin note  » la soif a pris des proportions telles que certains boivent leur urine  »

RAYNALD , la gorge décesséchée , s’appuyant de plus en pus fort sur sa canne, parcourt son domaine

 » Mon commandant à boire … »

L’homme est appuyé au chambranle d’une porte , sanglant , le torse nu entouré de bandges…

 » Je n’ai p asd’eau , mon vieux , fais comme moi , espère .On viendra nous délivrer .

………. Dans  les couloirs les homes vomissent parce qu’ils ont bu leur urine. un soldat lèche un mur qui suinte .

ET COMBIEN D’HOMMES  SONT MORTS PARCE QU’ILS AVAIENT BU DE L’EAU CROUPIE DANS UN TROU DANS LEQUEL

ETAIT IMMERGE UN OU DES CADAVRES !!!

LA SOIF EST TERRIBLE ….. C’EST UN VERITABLE SUPPLICE. !

 

9 octobre 2012

L’ENFER DE VERDUN…..LE SUPPLICE DES GAZ

L'ENFER DE VERDUN.....LE SUPPLICE DES GAZ sc00067077-300x242

l’horreur des gaz vu pau le journal satirique  » le rire rouge « 

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étrange silouhette !

LES GAZ PROVOQUAIENT LA PERTE DE DEUX HOMME CONTRE TROIS PAR OBUS , BALLES OU GRENADES .

14000 GAZES EN DEUX MOIS , AOUT ET SEPTEMBTE 1916 DEVANT VERDUN.

POUR LA PREMIERE FOIS ILS ONT ETE UTILISES À YPRES EN 1915 . ILS SONT LA TERREUR DES HOMMES MALGRE

LES PERFECTIONNEMENTS APPORTÉS AUX MASQUES.

LIEUTENANT CH. LEROY DU 59° B.P.C.:

 » DANS LA NUIT DU 20 AOÛT , NOUS SOMMES RELEVÉS DU BOIS D’AVECOURT par des troupes fraîches ; Le bombardement redouble de

violence , tout le secteur est couvert d’un brouillard épais et de gaz : celui-ci s’accumule surtout dans les boyaux et ravins que nous devons suivre.

Le masque trop saturé est impuissant à nous protéger complètement : nos poitrines sont ravagées . Opppressés nous nous dirigeons dans le boyau ,

à tâtons , sans voir , chacun tenant un bout de capote du camarade qui le précède.

Beaucoup tombent , épuisés , et ceux qui suivent comme des aveugles passent sur leurs corps. Les plus vaillants relèvent ces malheureux et les

soutiennent de leur mieux pour les sortir de cet  enfer.

A deux reprises dans le ravin de la Noue , où se termine le boyau, je dois, pour diriger mon peloton , enlever mon masque dont les lunettes sont

couvertes de buée;  retenant ma respiration , je cherche à voir et retrouve enfin le prolongement du boyau , mais je suis pris par de violentes nausées et ma

poitrine est en feu.

Je remets vite mon masque et marche pendant quelques instants , soutenu par le chasseur LEDUC , bientôt lui -même si gravement intoxiqué qu’il

tombe et me demande  de le laisser mourir sur place . Je le relève et le soutiens à mon tour , et aussitôt sorti de ce maudi ravin , je laisse le boyau et

donne l’ordre de marcher sur la plaine. nous sommes à découvert , mais nous espirons mieux.

Tout l’effectif du bataillon est gazé : les plus atteints sont évacués , certains sont devenus aveugles , d’autres sont tombés  sur la terre infectée , ont

de graves brûlures sur les parties les plus intimes du corps.  »

     CAPITAINE M. DE LA 10°/167

 » 10 JUILLET 1916 : 23 HEURES .

………..  » çA PUE L’EAU DE JAVEL , FAIT ONSERVER URNY  »

C’EST EXACT , ON NOUS GAZE . J’ORDONNE DE METTRE LES MASQUES . NOUS LES AJUSTONS NON SANS AVOIR BU AUPARAVANT ,

de notre gourde,une dernière gorgée de café. .

Le ravin est illumié , sans arrêt par  l’ avalanches fulgurantes , mais assourdie . On distingue maintenant une rivière jaune qui coule le long thalweg

et grossit de minute en minute. Cependant , à travers de cette cagoule étouffante , la vue est brouillée , les traînéesdes fusées semblent zigzagantes .

23h30 , la rivière jaune est devenue un fleuve , subitement enflé par la crue. nous soulevons une dernière fois nos masques pour essayer de humer

encore une fois encore une bouffée d’air , mais des vapeurs insidieuses s’infiltrent , les yeux brûlent , la gorge s’irrite , une toux désagréable sous secoue.

L’élastique fixant le masque à la tête serre trop et augmente l’étreinte causée par le casque lourd. La respiration dégage à l’intèrieur de cette

enveloppe protectrice une chaleur intolérable. On ne voit pus rien à travers ces vitres de mica ternies par l’haleine chaude. Si l’ennemi attaque impossible

de le déceler , nous seront contraints de périr égorgés comme un porc dont nous portons déjà le grouin.

Minuit ….. l’océan de gaz nous engloutit…. au loin , le tambour des batteries ennemies roule toujours , des masses de bouches à feu vomissent leurs

torrents de vapeurs palite . C’est fini , nous ne voyons plus rien , ni le ciel embrasé , ni les fusées rouges ou blanches qui surmontent ce déluge gazeux , ni

même les rayons rapprochés de nos lampes électrices.

……Mais voici un appel angoissé dans la nuit : Le Capitaine  !  Le Capitaine  ! crie une voix sépulcrale.

BURNY  s’efforce de la diriger  . nous sortons de notre trou et butons soudain sur une chose molle . Je me nomme et perçois quelques mots arrachés

de force à des poumons intoxiqués :

 » CORENNE , plus de fusées de barrage – vite – vite  !  » puis le silence . nous tâtons la poitrine : la mort à fait son oeuvre.

et les obus arrivent toujours en colones serrées , explosant comme des bouteilles de champagne.

Elle ne finira donc jamais cette nuit . J’étouffe sous ce masque odieux , insupportable. Je voudrais vomir , une sueur suinte sur le front. Je me sens

envahi pat le découragement et voudrais en finir .  » mon Dieu , éloignez moi de moi ce calice et mettez une fin à cette affreuse torture  » .   » je suis à

bout, Seigneur , de grâce abrégez ces souffrances « .

Subitement le bombardement redevient tumultueux . voici des flammes qui percent à nouveau la nuit .  Le Ravin de la Mort s’allume comme une

fournaise et se peuple de colonnes de feu.

Les gaz sont dispersés comme par un violent souffle de forge sous le vent des projectiles . L’océan ce chlore se disperse.

J’ai arraché mon masque. Je n ‘ en pluis plus…. qu’il vienne l’obus libérateur.

Des laves pleuvent sur nous , j’ai remis mon sac au dos, je me pelotonne contre la terre.De temps à autre une bouffée brûlante m’arrive en pleine face.

Est-ce la mort qui vient nous mordre de son rouge baiser de feu ?`

Pas encore !

8 octobre 2012

L’ENFER DE VERDUN : LE SUPPLICE DE LA BOUE

 

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un soldat Français est tiré de la boe par des soldats Allemands

GUSTAVE HEGER …..28° R.I.

 » …..A L’OCCUPATION DU VILLAGE DE VAUX , J’AI VU PLUSIEURS CAMARADES S’ENLISER DANS DES TROUS D’OBUS SANS QU’IL

nous soit possible de leur porter secours . L’un d’entre nous , malgré la consigne , s’était arrêté pour essayer d’arracher à un trou d’obus un camarade

enlisé , s’enlisa a son tour,de sorte qu’il y eut deux vistimes au lieu d’une . au cours de cette attaque , un obus de gros calibre eet tombé sur une section de ma

compagnie et a tué une qurantaine d’hommes qui étaient massés ensemble. Pas un n’a réchappé.  »

L’HISTORIQUE DU 30° R.I. RELATE :

 » NUIT DU 22 AU 23 AVRIL –  LE 1er BATAILLON DU 30° R.I.  monte à l’attaque du Ravin des Dames . Il a plu , laboue a envahi tout le secteur .Cherchant

un abri , un homme s’est jeté dans le boyau, et la boue est montée de suite jusqu’à sa ceinture . Il demande de l’aide ; deux hommes lui ont tendu leurs fusils :

deux fois ils ont glissé et vite ils ont repris leur place dans la colonne qui passe tout prés , sourde aux supplications de l’enlisé qui s’enfonce lentement sans

secours.

CAPITAINE M DE LA 10° / 167

 

11 juillet aprés-midi

 » ……UN COUP DE TONNERRE ÉCLATE DANS NOTRE DOS , suivi du siffemen de l’arrivée du projectile. Un pan du trou d’obus s’effrondre dans

un fracas terrible , tandis que nous disparaissons dans cet éboulement de terre.Seules nos têtes émergent. Lorque la fumée âcre de la mélinite s’est

dispersée je regarde autour de moi.De la terre calcinée, la tête et un bras de JORELLE apparaissent, son casque est sèrieusement bosselé .

L’explosion a projeté sur nous une nuée d’épaves et de débris humains. Je distingue au milieu de ces gravats une crosse de fusil brisée , une

baïonette tordue , une jambe portant une botte Allemande avec un fer à cheval au talon. JORELLE n’est pas mort , la bouche peine de terre ,

il ne peut parler.Quand à moi , seule ma tête émerge . Nous semblons tous deux avoir être presque entièrement digérés par ce sol avide de chair

fraîche. La gangrène guette , l’asphyxie gagne. JORELLE de sa main libre , reuse le sol autour de lui , récolte une baïonette tordue et s’en sert

pour ameublir la terre qui l’enlise,tandis que nos 155 se brisent toujours autour de nous avec leurs terrifiants coups de hache.

…….

A peine sommes nous dégagés toux deux grâce à ses efforts ; à peine a-t-il découvert dans notre voisinage un quart boueux d’où s’écoule du liquide

au goût atroce , qu’un tonnerre assourdissant éclate à côté de nous dans un tourbillon de flammes aveuglantes et une commotrion atoce me plaque au

sol. J’ai l’impression d’voir le coeur arraché de la poitrine . Mais , une fois encore la mort n’a pas voulu de nous JORELLE finit de me déterrer une

deuxième fois , il est épuisé…. A l’horizon le  soleil baisse , la nuit va arriveravec son cortège de terreur.

Je l’invite alors à profiter de la pénombre pour s’efforcer de regagner nos lignes.il faut multiplier les ordres pour que mon fidèle compagnon de

de guerre y consente.

………..

 

 

 

6 octobre 2012

L’ENFER DE VERDUN

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la plus grande bataille de l’histoire

CES LIGNES SONT DE L’ABBÉ THILLIER DE PONCHEVILLE….

Presque tous les régiments sont montés jusqu’à VERDUN . LA PREMIERE ETAPE  du calvaire était la relève . Le champ

de bataille se signalait au loin par une connonade ininterrompue et la nuit , la lueur d’un gigantesque brasier se reflétait dans un ciel souvent gris

. Aux approches de la ville , les obus tombaient.Alors commençit l’épuisante marche par dessus les trous boueux , les ruines et les cadavres,jusqu’à l’arrivée dans

la tranchée , ou au trou d’obus , où chaque poilu allait monter la garde de la France.

Combien n’arrivèrent pas jusqu’à l’emplacement du combat, massacrés en chemin par les ouragans de fer et de feu ! ( aussi lar les gaz ).

 » Jamais ne s’était appesentue sur les épaules des hommes de guerre une telle accumulation de souffrances « .

Ceux de VERDUN furent condamnés à endurer toutes les fatigues ,toutes les privations, toutes les angoises , toutes les formes d’agonies ,

portées en permanence à leur maximun pendant des mois.

Les marches épuisantes par monts et par vaux à travers les frondrières où les jambes titubent et où s’essouflent les poumons : les travaux de

jour et de nuit dans un secteur qu’il faut constamment aménager en hâte , sous le feu qui ne cesse de le bouleverser; le froid dans la neige glaciale

de mars et dans la longue saison humide du printemps ; de pauvres abris aménagés vaille que vaille au creux d’une tranchée et qui

pertuellement s’écroulent ; le manque de sécurité même dans les postes de secours où les coups de la mort poursuivent encore les blessés;la faim

et la soif .

La circulation difficile en ces parages ne permet de reçevoir qu’un repas froid toutes les vingt quatre heures, et encore cette médiocre

pitance fait elle souvent défaut . quand la sècheresse brûle les lèvres , on est réduit à recueiller quelques gouttelettes de pluie sur une toile

de tente, ou à remper jusqu’à un trou d’obus pour se désaltérer dans une eau fangeuse . ( ou même à boire son urine ).     Les élénents

conjurés contre l’homme ajoutent encore aux fléaux dont la guerre l’accable . Du ciel bas et lugubre comme au Calvaire , la pluie ruisselle sans arrêt.

La boue odieuse , transforme ce champ de bataille en un immense marais ou lon s’englue à chaque pas , ou l’on s’enfonce jusqu’à

mi-jambe , jusqu’à mi-corps ….plus d ‘un combattant y a disparu ,submergé à tout jamais dans la glaise mouvante .

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