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7 septembre 2012

KLEBER DUPUY A LA RETRAITE ….. SUITE 3

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manuscrit de la note écrite par k . dupuy et déchiffrée ci-dessous

TOUTE LA SENSIBILITÉ DE KLÉBER DUPUY , se retrouve dans une note manuscrite écrite en 1965 , alors qu’il était alité sur son

lit de souffrances et ne se levait qu’une ou deux heures par jour . Cette note était destinée à la reéponse que devait faire son Epouse , RENEE ,

à un courrier du Commandant DOUILLARD , Président de l’Amicale de la Gironde de  » CEUX DE VERDUN  » .

LA TRADUCTION DE CETTE NOTE SUIT  ( faite avec difficulté , car écrite par K.D. couché , et en bien mauvaise santé ) ….

 » Chers amis ,

 » Merci de votre bonne lettre accompagant les coupures de journaux que nous vous retournerons sous enveloppe par un prochain

courrier;

 » Merci et félicitations pour Montauban ou la cérémonie a été jugée parfaite .

 » Des ennuis de santé pour ma femme et moi , nous ont obligé à retarder l’expression de notre satisfaction.Vous avez été un grand

Président ce qui n’est pas surprise. Il y a plusieurs années que je vous avais qualifié comme tel. Hommage au président de l’Amicale

que vous représentez dignement.

 » Grosse impression a BEGUE .Monsieur ANDRE dont je n’avais pu rien obtenir – ou à peu prés – comme état de ses services militaires

a fini par me dire :  » Engagé volontaire aux Dragons, 2 citations , 3 blessures graves ayant entraîné une invalidité définitive

de 90%  Il a combattu aux EPARGES , ce qui le qualifie , sauf erreur de ma part , comme  » Combattabt de Verdun « .

      » Vous pourriez commencer par la Médaille de Verdun , en lui demandant les renseignements nécessaires. aprés cela ses titres

d’une part et son invalidité à 90% lui confèrent des droits incontestables.

 »  Il n’a jamais rien demandé. Il faudra lui forcer la main . Vous seul en êtes capable.Ce sera une recrue  de noble et vaillant

combattant qui fera bien à l’Amicale Girondine. Sa trop grande modestie ne facilitera pas les choses , mais votre mérite n’en

sera que plus grand.

 » Mes hommages à LEONIE . Ma femme se joint à moi  pour vous remercier tous deux et vous embrasser trés affectueusement.  »

NOBLESSE DE L’ECRITURE , NOBLESSE DE L’ESPRIT…… kléber DUPUY a passé toute sa vie à aider les Anciens combattants

et leur famille.Il avait une affection particulière pour cette  » grande famille spirituelle des Anciens Combattants  » , comme il avait

coutume de le dire.

Le visage sec , un peu sévère , le regard reflatétant une  » grande compréhension  » ….une attitude qui inspirait le respect ….

 »  un homme simple et de devoir  » disait de lui son frère Fernand DUPUY.

Il appréciait la modestie ….lui même était modeste et n’acceptait pas facilement que l’on dise de lui qu’il était  » un héros « .

….nous étions 60 … je n’étais que l’un d’eux « ….  » la gloire appartient à la troupe  » …. répondait – il  .

a suivre

3 septembre 2012

KLEBER DUPUY A LA RETRAITE … SUITE 2

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salle dans laquelle eut lieu la réconciliation entre k.DUPUY et le Dr CONTE

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dédicaces de Gaston COMTE , Dr Louis CONTE , Sylvain AGUT

LORS DE LA MÊME RÉUNION D’ANCIENS COMBATTANTS DE VERDUN  ( cf. article précédent ) , Kléber DUPUY

poursuivait :

 » L’UNION FEDERALE GERSOISE  des anciens combattants a tenu à rendre hommage à  » CEUX DE VERDUN  » :

Trois drapeaux , celui de la Fédération , celui d’ EAUZE , celui de  BARBOTAN-CZAUBON y ont participé ?

 » Le Président Fédéral , le Capitaine Sylvain AGUT , est venu lui même affirmer sa solidarité avec l’Amicale Girondine.  Geste

de courtoisie bien dans la tradition de  » CEUX DE VERDUN  » .

 » PERSONNELLEMENT JE NE PEUX PASSER SOUS SILENCE UN INOUBLIABLE SOUVENIR.

 » Au moment le plus critique de la bataille de SOUVILLE ,l’arrivée du Lieutenant Sylvain AGUT du 14ème R.I. , avec son groupe

franc de 35 hommes , fit pencher la balance de notre côté. Son énergique intervention sur la superstructure du Fort purgea , à la grenade ,

les entonnoirs et les excavations d’une centaine d’Allemands qui s’y étaient embusqués et nous tiraient dans le dos. Tous furent tués ou

blessés à l’exception de 23 , appartenant à la Garde Royale Bavaroise,qui furent prisonniers.

 » Je me devais de le rappeler aujourd’hui et de rendre   à tes hommes , mon cher AGUT , et à toi même , l’hommage qui vous est dû.

……………………………….

 » Lorsque le Lt. AGUT du 14ème R.I. arriva en renfort il m’annonça qu’un chef de pièces mitrailleur – également du 14 éme -

le suivait

à peu de distance avec tout son équipement , hommes et munitions et qu’il ne tarderait pas à nous rejoindre .

 » Je dois à la vérité que ce Chef de pièce , pas plus que ses hommes , je ne les ni vu ni connus , ce 12 Juillet.

 » Le 21 Octobre 1930 , le journal  » LA PETITE GIRONDE  » – devenu SUD-OUEST – publia un article sur les combats qui se

déroulèrent à SOUVILLE le 12/7/1916.

 » Le lendemain – 22 Octobre – la direction du journal reçut une lettre sinon de protestation sur l’exactitude des faits exposés ,mais

 

une mise au point trés nette sur la participation du 14èmè R.I. aux combats mentionnés dans le récit. Cette lettre reproduite par le journal

était signée :    J.D. ex chef de pièce de la 3ème Cie de mitrailleuses du 14éme R.I.

 » le mystère n’était pas éclairci……

 » 34 ans plus tard ! le 26 Novembre 1964 , je recevais la visite d’un ancien mitrailleur du 14ème R.I.  Au cours de notre entretien je lui

donnais lecture de la coupure du journal reproduisant la lettre du 22 Octobre 1930 et lui demandais:

- Avez vous connu au 14ème R.I. un chef de pièce de mitrailleuse dont le nom commence par les initiales : J.D. ?

- C’est moi me dit-il .

- Alors qu’avez vous fait le 12 juillet 1916 ?

- L’entrée du Fort de SOUVILLE me paraissant impraticable en raison des morts , des malades et des blesés qu’on cherchait à

évacuer , je suis allé me poster sur le flanc Ouest du Fort pour m’opposer aux infiltrations de ce côté , mais aussi et surtout pour faire

face à l’attaque que tout le monde attendait , dans la brèche ouverte par les allemands à LA POUDRIERE , et qui constituait un grave

danger pour le Fort de SOUVILLE.

MON CHER CALARADE , JE VOUS FÉLICITE . VOTRE INTELLIGENTE INITIATIVE VOUS FAIT HONNEUR. ELLE MERITE

D’ETRE TIREE DE L’OUBLI ET D’ETRE PORTEE A LA CONNAISSANCE DE TOUS  » CEUX DE VERDUN  » .

MAIS DEMANDEZ-VOUS , QUI EST CE J.D. ?

 » AUSSI MODESTE QUE BRAVE , IL EST ICI , PARMI NOUS: C’EST JEAN DARRIEUMERLOU ! «  

 » Madme DARRIEUMERLOU , L’HONNEUR QUI AUJOURD’HUI EST FAIT À VOTRE MARI , EST ASSEZ GRAND POUR QUE

SANS L’AMMOINDRIR , VOUS PUISSIEZ LE PARTAGER AVEC LUI. »

VEUILLEZ , JE VOUS PRIE , MADAME , AVEC LES RESPECTUEUX HOMMAGES DE  » CEUX DE VERDUN  »  accepter cette gerbe de

fleurs , en souvenir du 49 ème anniversaire de la Victoire de VERDUN .

On croyais tout savoir sur ces journées des 11 et 12 juillet 1916 , kléber DUPUY , avec sa franchise , son sens de la

vérité et de l’Amitié venait de rétablir la vérité.

           A SUIVRE…….

 

1 septembre 2012

KLEBER DUPUY A LA RETRAITE suite 1

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Les premières liognes de cette interventions écrites de la main de K.D.

Je devais vous dire ici comment naquit , sur le champ de bataille de Verdun , l’Amitié qui me lie au docteur Louis CONTE

de Sigean ( aude ) , ancien Mèdecin aide-major au è° puis Mèdecin Major au 14° R.I.

Un télégramme reçu hier me fait savoir que  » malade , alité , impossible de venir. Regrate; Dr Conte  »

Malgré son absence , je vais vous exposer certains faite que je lui communiquerai par la suite .

Et kléber DUPUY ,  prés de 50 ans aprés , va revenir sur cess journées de Souville des 11 et 12 juillet 1916 , pour

vérifier certains faits , mais surtout pour, avec toute son honnêteté , révèler ce que personne encore ne savait sur un

épisode ce cette journée cruciale du 12 juillet 1916 .

 » Le 12 juillet 1916 , à la pointe du jour , je venais de rendre compte au Capitaine DECAP des dispositions que j’avais prises

pour faire face à l’attaque prévue venant de la poudrière ,tombée la veille aux mains de l’ennemi et ou d’importants rassemblements

de troupes ennemies avaient été observés .

 » Le capitaine DECAP approuvait lorsqu’un mèdecin arriva…. c’était le Dr CONTE .

 » Je viens de ‘observatoire du Capitaine POPIS ,d’ou j’i vu plusieurs colonnes ennemies de SAINTE FINE , se diriger vers le FORT.

Il faudrait envoyer  sans tarder une patrouille de reconnaissance.

- De quoi se mêle -t -il celui – là ?  Vas donc soigner tes blessés et  » fous nou  » la paix .

- Je te dis qu’il faut envoyer une patrouille de reconnaissance avant qu’il ne soit trop tard.

- Je n’ai pas d’ordre à reçevoir de Toi !

- Et moi je t’en donne .

- Et moi je  » t’enmer….e !

- Allez voir , me dit le Capitaine DECAP à mi-voix .

- C’est bon , je vais te la lancer ta patrouille de reconnaissance , mais je te préviens : si tu me fais tuer des hommes inutilement

je te casserai la gueule ;

 » J’allais donc vers la sortie nord qui faisaitface à SAINTE FINE  ou se trouvait le Sous-Lieutenant D’ORGEMONT, 20 grenadiers

et 4 territoriaux pourvoyeurs de grenades . J’avais dans la nuit diminué de moitié la garnison de la partie Nord du fort , au profit de la

partie Nord-Ouest. Si le renseignement fourni par le Dr CONTE était exact , j’avais commis une faute grave de conséquences.

 » Dés mon arrivée , j’interellai le S/ Lt.  D’ORGEMONT :

- Les postes de guêt ne vous ont rien signalé ?

- Non mon Lieutenant.

- Il paraît que les allemande venant de  SAINTE FINE , montent à l’assaut du Fort.

- Je vais voir .

- Oui , mais prenez 8 hommes avec vous et munissez vous tous de deux musettes de grenades . revenez sans tarder , je vous attend ici.

 » Les hommes qui restaient s’équipèrent également ,prêts à intervenir.  quelques instants à peine s’étaient écoulés que le S/Lt.

D’ORGEMONT revenait et lançait :  » ALERTE , LES VOILA !  »

- Contre attaquez D’ORGEMEONT , CONTRE ATTAQUEZ , ET VOUS , SUIVEZ LE LIEUTENANT , J’ARRIVE.

 » JE ME PÉCIPITAIS VERS LA SORTIE NORD-OUEST; LES PREMIERS ÉCLATEMENTS DE GRENADES AVAIENT ALERTÉ LA GARNISON.

Aux mitrailleurs territoriaux :  » Feu à volonté !  »

Au Sergent GUISNIER avec son groupe de 20 hommes,ordre est donné de contre attaquer à la grenade le flanc des allemands qui

s’étaient aventurés sur la superstructure , de ne pas s’y accrocher , mais d’aller prêter main forte au S/Lt. D’ORGEMONT.

Dés les premières salves les Allemands , surpris , se couchent et se terrent dans les trous d’obus.

Aux 20 hommes qui me restent et quelques territoriaux porvoyeurs de grenades :  » en avant , direction D’ORGEMONT.  »

 » BIEN MOINS NOMBREUX , MAIS ABONDAMMENT POURVUS DE GRENADES , NOS HOMMES FONT FACE , TANDIS

QUE LES MITRAILLEURS TERRITORIAIX BALAIENT DE LEURS TIRS DE FLANQUEMENT LES NOUVELLES AVGUES D’ASSAUT.

 » Voilà comment débute , sur le Fort , et pour le Fort de SOUVILLE , la bataille décisive . il était 06 heures du matin.

 » Deux heures aprés-midi , les assaillants repoussés , le secteur devenu calme, LE REMORD ME TENAILLAIT. Je passais le

commandement des restes de la Compagnie au sergent GUISNIER . LE S/LT D’ORGEMENT , VOUS L’AVEZ DEVINÉ , AVAIT ÉTÉ TUÉ.

 » Je partais vers les souterrains à la recherche du Dr CONTE . Je le trouvais à l’infirmerie , à proximité d’un groupe d’officiers: le

commandant cabotte , chef du 25ème bataillon de chasseurs à pied , 2 officiers de son etat Major et le Capitaine DECAP., qui mettaient

au point la relève de nuit.

- Docteur , te te cherchais.

- Tu es blessé ?

- Non , je viens te faire des excuses.

- Des excuses , pourquoi ?

- Parce que je t’ai injurié , ce matin.

- Je te l’ai bien rendu !

- Avec usure Docteur ,ajouta le Capitaine DECAP qui s’était approché, avec usure !

- Peut être , mais sans lui , le fort était perdu.

- De quoi s’agit-il demanda le commandant CABOTTE ?

 » En deux mots , le capitaine DECAP rappela la dispute du matin et les excuses que j’étais venu faire . »

- Fort bien lieutenant , dit le Cdt CABOTTE ,et vous docteur tendez-lui la main et embrassez-vous. Pendant que ce

geste s’accomplissait , le Cdt CABOTTE avait rectifié la position et salué , imité par les officiers qui les entouraient.

- Fort bien répéta -t-il, voilà comment font les officiers dignes de ce nom. Vous pouvez disposer;

 » Cette scéne , quoique rpide, m’avait profondément ému . Je saluais à mon tour et détournais la tête pour cacher mes larmes

qui avaient coulé malgré moi. Le Capitaine DECAP vint me serrer la main,tandis que le Dr CONTE m’accompagnait    jusquà mon

poste de commandement en première ligne.

 » Voilà comment naquit notre Amitié sur le champ de bataille de Verdun qui – depuis 1/2 siècle – ne s’est jamais démentie. »

Pas facile d’imaginer une telle scène sur un champ de bataille ….. mais je voulais que vous puissiez prendre conscience de cette

partie de la personnalité de kléber DUPUY ….. cette sensibilité alors qu’il paraissait si

sévère , cette conscience de l’honneur, du respect que l’on doit aux autres , de la nécessité de

reconnaître ses erreurs , ce sens de l’Amitié .

A SUIVRE……

 

 

 

.

 

 

 

30 août 2012

KLEBER DUPUY A LA RETRAITE

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kléber DUPUY en 1960

KLEBER DUPUY  est donc admis à la retraite par la limite d’âge , le 27 juin 1957 .

LA RETRAITE ….une nouvelle vie ….une nouvelle vie qu ‘ il ne mènera pas seul , puisqu’il a épousé en deuxième noce , Renée  en 1955 ,

une nouvelle vie qu’il continuera a aider , soutenir ceux qu’il a aidés pendant 34 ans dans sa vie active…ses Anciens Camarades de Combat ,

aussi ceux de la guerre 39/45….

Il devient le Président d’Honneur des ANCIENS DE VERDUN de la Gironde. Il suit les réunions et les Congrés de  » Ceux de Verdun  »

et d’autres .Renée tape ses discours à la machine , l’aide à mettre ses projets au point , veille à ce qu’il ne se fatigue pas trop , car il doit

passer de longues pèriodes allongé à cause – en particulier – de sa colonne vertébrale …. elle est aussi une  » infirmière  » affectueuse et

dévouée .

Les lignes qui vont suivre dans quelques articles nous permettront de voir l’action et la pensés de de   » personnage  » aimé de tous.

Il allait faire chaque année une cure à  BARBOTAN LES THERMES  ET CETTE ANNÉE LA, IL AVAIT INVIT AU CHATEAU DE

BÉGUÉ ,

DONT LE PROPRIÉTAIRE ÉTAIT UN ANCIEN COMBATTANT DE 14/18 , Monsieur ANDRE , des anciens combattants des Landes ,

de la Gironde , du lot et Garonne , du Gers , de l’Aude , des Basses Alpes.

Le Docteur DELON , Président de l »Amicale des Anciens du 7° R.I. , et le Dr CONTE , a qui nous avons réservé un article

antèrieurement , devaient être présents.L’un lui avait sauvé la vie par ses soins , l’autre avait été , bien que mèdecin , un participant actif de

la défense du fort de Souville . il voulait aussi rendre hommage à Jean DARRIEULERLOU du 14° R.I. , chef de pièces de mitrailleuses

qui était venu en renfort le 12 juillet 1916 à Souville et également au lieutenant  AGUT .

A SUIVRE….

 

 

26 août 2012

TRANCHÉES…. JUILLET 1916

TRANCHÉES.... JUILLET 1916 sc00032e96-828x1024

proposition de visite sur les lieux des combats pour Souville

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K. Dupuy devait rejoindre cette carrière où ce monument rappelle l’attaque précédente de juin 1916
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couverture du hors série 3

C’EST AUSSI À MARIE HÉLÈNE CABOT (cf; article  » Verdun vision d’histoires ) que j’ai eu le plaisir de découvrir

cette revue trimestrielle.

Une revue qui a 10 ans d’existENCE QUI PROPOSE UN REGARD NOUVEAU SUR  LA GRANDE GUERRE.

Ecrite par des passionnés pour ceux qui s’intéressent à la guerre 14/18 . Des photos de grande qualité ,avec de belles

légendes.

Cette revue propose des numéros hors-série …. un regard nouveau sur la grande guerre.

Le numéro  » Hors série 3  » porte sur `juillet 1916   » VERDUN ET LA SOMME  » avec, en particulier des pages sue  » SOUVILLE « .

www.tranchees.fr    La rédaction :    redaction@tranchee.fr

Le hors – série 3 peyt être commandé dans une librairie de presse ou directement sur le site de larevue.

25 août 2012

VERDUN …. VISIONS D’HISTOIRE film de Léon POIRIER – 1928

 

VERDUN .... VISIONS D'HISTOIRE film de Léon POIRIER - 1928 sc000252702-255x300

l'attaque: en avant! pour l'Empereur et la mort de l'officier Allemand

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les obus arrivent sur la crête de souville , dernier rempart de Verdun

sc0004484d-688x1024Grâce à une internaute , Marie Hélène CABOT , qui fait des recherches sur ceux de sa famille ayant participé à

la guerre 14/18 , les FRÉRES CABOT , j »ai pu visionner le film de léon POIRIER   » VERDUN visions d’histoire « 

Ce film e l60 ‘ datant de 1928 , en noir et blanc a été mis sur DVD , par LA CINEMATHEQUE DE TOULOUSE.

Ce film est une impressionante fresque historique , un monument sur cette pèriode de la guerre de 14/18 que fut

la bataille de Verdun en 1916.

Il ne s’agit pas d’un travail de commande ( l’initiative revient à Léon POIRRIER ) mais d’un film soutenu par l’Etat.

Pour célébrer le 10éme anniversaire de cette gigante bataile , le cinéaste restitue avec des soldats qui y ont participé

et avec des régiments qui y sont basés , la bataille de verdun et y ajoute dans le montage divers plans d’actualités.

Un DVD d’une grande émotion le cinésate ayant mis en action des figures symboliques : le soldat Français , le soldat

Allemand , la mère , lajeune fille , l’intellectuel …. un film pacifique qui permet de mesurer la souffrance non seulement

des soldat , pai aussi des populations , de prendre conscience dee la peur , des dégâts de la guerre sur les hommes , du froid

de la boue , de l’espoir et du désespoir….un film dédié à tous les matyrs de la plus affreuse passion ….LA GUERRE.

MERCI À MARIE HÉLÉNE CABOT ; si vous voulez aller sur son site : http://augustincabot.canalblog.com/

POUR LA CINEMATHEQUE DE TOULOUSE:  http://www.lacinemathequedetoulouse.com

Pour la présentation du DVD : www.lacinemathequedetoulouse.com/verdun

,

 

 

24 août 2012

LA SANTE D’UN GRAND INVALIDE DE GUERRE ET L’ADMINISTRATION !!

LA SANTE D'UN GRAND INVALIDE DE GUERRE ET L'ADMINISTRATION !! sc0003dbb8-1024x878

intervention de K.Dupuy en 1962 , devant le trinunal des pensions.

KLÉBER DUPUY A ÉTÉ BLESSÉ  LE 07 SEPTEMBRE 1914 LORS DE LA BAITAILLE DE LA MARNE ( IL ÉTAIT ALORS AU

9éme R.I. , puis le 31 Mai 1918 , cette dernière blessure lui valant l’amputation de la jambe droite , avec la 3èm Cie du 7éme R.I.

Il est évident qu’aprés 4 années de guerre , dont la bataille de verdun , les fatigues , les privations , la boue et le froid ….. la

santé dans son ensemble ne peut que s’être détèriorée et qu’elle n’ira pas en s’amèliorant.

Lorsqu’il s’était rendu compte de sa blassure le 31 Mai 1918 , il avait dit  » on peut vivre avec une jambe , non !  » mais rapidement

aprés sa reprise d’activité comme Instituteur , il s’était rapidement rendu compte que la station debout lui était trés pénible , raison

pour laquelle il avait passé un concours administratif lui permettant de rester au service de ses compagnons de combat et de leur famille.

Proposé pour une pension de retraite de 80% ( radiation des cadres ) oar décision de le commission spéciale de réforme de Bordeaux

le 20 décembre 1919 , il est mis en congé illimité de démobiisation le 30 décembre 1919 .

Au cours de sa carrière , son état de santé se dégrade progressivement :

Sa pension définitive , sans titre , a été concédéele 4 Juillet 1932 et celle définitive le 22 Janvier 1935 avec jouissance au 20 juin 1934.

- amputation de la jambe droite ,

- amyotrophie de la cuisse droite ,

- troubles névriques du moignon ,

- arthrite du genou droit ,

- troubles circulatoires au niveau du moignon , inappareillable .

Le 9 juillet 1948 aggravation de ses problèmes constatée :

- névralgie sciatique gauche ,

- troubles gastriques ,

- troubles circulatoires généraux ,

- hernie inguinale gauche ;

Pension à 100 % + 9°

Puis nouvelle aggravation :

- Cypho-scoliose dorso-lombaire ,

- décalcification générale du squelette ;Pension portée à 100 % =12° le 01 05 1954 , puis à 100% = 17° le 14 03 1956 .

VOUS POURRIEZ PENSER QUE LA RECONNANSE DE SON AGGRÉVATION S’EST FAITE SANS PROBLEME.

IL N’EN A PAS ÉTÉ AINSI LE KLÉBER DUPUY a du faire appel à la justice administrative pour obtenir satisfaction,

avec jugement négatif , appel ….. par exemple le 12 octobre 1945 , puis le  08 octobre 1946 et le 30 mars 1948.

Aussi  le 25 juin 1962 , il s’élevait contre la décision du 01 0601962 , et faisait appel du pourvoi pour les motifs suivants  :

 »  MON ETAT DE GRAND INVALIDE DE GUERRE S’ETANT AGGRAVÉ DANS DES CONDITIONS TELLES QUI M’OBLIGENT A

RECOURIR D’UNE MANIERE CONSTANTE AUX SOINS D’UNE TIERCE PERSONNE , J’AI L’HONNEUR DE DEMANDER LE

BENEFICE DE L’ARTICLE 4.18 .  »

AINSI  ,  jusqu’au bour il lui aura fallu se battre pour obtenir le respect de ses droits. Certes il est du rôle de l’etat de veiller

à l’application des règles de droit , mais pour de basses raisons financières , il fait l’impossible pour retarder ou refuser de manière

définitive les demandes des invalides de guerre.

Ceux qui ont étés victimes des radiations lors des essais atomiques en savent aujourd’hui quelque chose …ils se battent encore

pour faire reconnaître les conséquences de ces essais sur leur santé.

Klber DUPUY est resté alité de 1961 à son décas en 1966 . Il avait été jugé instransportable par le mèdecin-Chef du  centre de réforme

de bordeaux à dater du 14 mars 1962 . Le Dr MONNEREAU qui le soignit depuis 1961 a précisé  » on peut estimer que le décés de

Mr K.D. est consécutis à ses blessures de guerre pour lesquelles il était pensionné..

Dans les articles suivants nous allons passer à la pèriode de retraite , puis a l’action pour perpéruer

son souvenir , aprés son décés…. ce qui nous portera à septembre 2012 .

Au préalable nous souhaitons vous parler du film  »  VERDUN , VISIONS D’HISTOIRE  » DE LÉON POIRIER (1927),

et du N° spécial  » hors série 3  » de la revue TRANCHÉES portant sur Juillet 1916 : Verdun et la Somme .

 

 

 

18 août 2012

KLEBER DUPUY A L’OFFICE DES MITILES DE GUERRE DE LA GIRONDE …. SUITE 3

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les soldes pendant la guerre 14/18

1923….1957….65 ANS DONT 34 PASSÉS À L’OFFICE DES MUTILES DE GUERRE DE LA GIRONDE…C’EST

LE MOMENT DE LA RETRAIRE.

C’EST LA 19 mars 1957 QUE KLEBER DUPUY ATTEINT PAR LA LIMITE D’AGE , FAIT SA DEMANDE DE MISE A LA RETRAITE.

Un arrêté en date du 12 juin 1957 fixe  l date au 27 juin 1957.

L’examen des divers documents nécessaires pour cette demande , fait apparaître quelques une des diversités de l’administration…

(pas grand chose de changé avec ce qui existe aujourd’hui ! nous constatons , par exemple que les divers arrêtés de la carrière de

kléber dupuy sont émis :

- par le ministre de la Guerre et des pensions (celui-ci étant en 1923 Mr MAGINOT ) ;

- le ministre des Anciens Combattants et pensionnés en 1938 ;

- le ministre Sectéraire d’Etat à l’intèrieur en 1942 ;

- Le Vice-Amiral Secrétaire d’Etat auprés du chef du gouvernement en 1943 ;

- le Général de Corps d’armée , Secrétaire d’Etat à la défense en 1944 ;

- Le ministre du Travail et de la Sécurité Sociale en 1945 ;

- Le ministre des Anciens Combattants et victimes de la guerre en 1946 ;

On y apprend ,cette année la titularisation des Agents des Offices départementaux des Anciens Combattants et victimes

de guerre dont KléberDUPUY ,  Secrétaire Général , Chef de division  , classe exceptionnelle 3° échelon….le décret étant signé

par délégation spéciale , par le Chef de Cabinet ……MITTERAND .

- UN ARRÊTÉ DU MINISTRE DE L’ Education Nationale , pour  »  la promotion à la classe supèrieure d’un Instituteur

de la Mètropole détaché à l’Office Départemental de la gironde » …. il s’agit de Kléber Dupuy .

C’est qu’en réalité  l’instituteur Kléber Dupuy à suite à son concours été détaché de l’ EDUCATION NATIONALE en 1923 ,

ses promotions restent du domaine de son Ministère d’origine , tandis que ses salaires sont du domaine du ministre Président des

Offices Départementaux ….. la titularisation dans le cadre de ces offices départementaux n’étant que de 1946 .

DANS LES DIVERS DOCUMENTS pour cette retraite  , nous retrouvons les services antèrieurs à la titularisation rachetés ,

de 1936 à 1945…. mais aussi la solde d’un caporal en 1914 , d’un sergent en 1914 et 1915 , d’un aspirant en 1915 ……. d’un

capiraine en 1918 et 1919 …… également celles retenues pour la pension civile ( par l’Inspection Académique de la Gironde )

du 27 juin 1910 au 30 Décembre 1935 la démission de l’Education Nationale étant le Ier Janvier 1936.

Certainement ces diverses données relativement sont  peu intéressantes pour le lecteur , mais repésentant une partie de vie de

de kléber Dupuy pour son neveu qui fait vivre ce blog.

           a suivre.

 

 

 

 

 

 

14 août 2012

Kléber DUPUY A L’OFFICE DES MUTILES DE GUERRE DE LA GIRONDE …suite 2

 

 

Kléber DUPUY A L'OFFICE DES MUTILES DE GUERRE DE LA GIRONDE  ...suite 2 IMG_27722-225x300

il porte avec son insigne de Grand officier sa médaille de VERDUN

Kléber Dupuy a été promu CHEVALIER puis OFFICIER DE LA LEGION D’HONNEUR sur le champ de bataille.

Il gravit régulièrement les degrés de cet Ordre National :

Il es promu COMMANDANT DE LA LÉGION D’HONNEUR ( au titre du Ministère des Armées ) par décret du Ier Décembre 1932 ,

avec rang à comper du 4 juillet 1932.

Il est élevé à la dignite de  GRAND OFFICIER  , par décret du 20 Avril 1940 , insigne qui lui sera remis le 29 juin 1947.

Son action dans la résistance lui avait fait choisir le Général KOENIG , dignitaire de l’Ordre National , pour lui remettre cette haute

distinction. Le  Général Koenig qui avait accepté   a du , à son grand regret renoncer à son voyage à Bordeaux , en raison d’une mission

à Moscou à la date de  la cérémonie.

C’est donc le Colonel GRANDIER-VAZEILLE , Grand Officier de la Légion d’Honneur au titre de la Résistance qui a décoré Klber DUPUIY ,

le 29 juin 1947 à la Maison des Combattants , 97 , rue St. Genés à Bordeaux.

Pour la petite histoire , c’est dans cette même Maison des Combattants que ma fille Marie France  avait réuni sa famille pour son repas de

mariage le Père de son époux étant un Ancien Combattant de la Seconde Guerre Mondiale , chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur ,

( amputé d’une jambe comme kléber Dupuy ).

 

9 août 2012

KLEBER DUPUY A L’OFFICE DES MUTILES DE GUERRE DE LA GIRONDE….SUITE 1

KLEBER DUPUY A L'OFFICE DES MUTILES DE GUERRE DE LA GIRONDE....SUITE 1 sc0008110701-230x300

kleber dupuy en 1930 et 1940

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Kléber et sa seconde épouse Renée

AU 55 DU COURS GEORGES CLEMENCEAU ,  A BORDEAUX , KLÉBER DUPUY  va consacrer tout son temps pendant 34 ans

à le défense des anciens combattants et de leur Famille.

Pendant cette pèriode , y compris pendant la difficile époque le l’occupation ,  il reçoit d’innombrables visiteurs . Il a l’occasion de

guider , d’aider nombre de Testerins…. Il cherche toujours la soluion la meilleure , la plus humaine , dans le respect des règles , mais en

tenant compte de la diversités des problèmes à régler. L’important pour lui étant de trouver la solution la plus juste , celle qui ne lèse

personne , celle qui tient compte de l’  » histoire  » de ses interlocuteurs . HUMAIN ET JUSTE sa devise.

Chaque dimanche , pèlerin du souvenir , il assiste aux réunions d’Anciens combattants dans tous les coins de la gironde .

Pendant la pèriode de l’occupation , il prend sa part à l’action de la résistance  :  » Pendant la seconde guerre mondiale , il 

prit une part trés active à la Résistance bordelaise  » dit l’historien Robert AUFAN.

 

De cette pèride il n’en parlait pas…. c »était tout à fait normal . toutefois , dans un discours au cours d’une réunion d’anciens combattants

de Verdun , en 1964 , alors qu’il parlait du Général  PETAIN , il dit :

 » AH MES AMIS , VOUS QUI M’AVEZ CONNU DURANT L’OCCUPATION , NE CROYEZ PAS QU’EN CE MOMENT JE

RENIE MON PASSÉ . NON , JE NE RENIE PAS MON ACTION PENDANT LA RÉSISTANCE , PAS PLUS QUE LE COLONEL 

RÉMI , COMPAGNON DE LA LIB&RATION , N’A RENIÉ LA SIENNE. « 

Kléber DUPUY à eu un fils Jean kléber DUPUY , né en 1924 , devenu Docteur en Mèdecine  spécialiste des   » voies respiratoires

et du coeur  » qui exerçait à MARMANDE .  » J.K.  » a eu  , avec son epouse ANDRÉE , deux enfants Jean Christophe et Bruno .

Poussé par ses amis ,  KLÉBER  contracte un second mariage avec Renée Constance  BOULEYDIEU , LE 23 JUIN 1955  , au Bouscat.

Renée était  veuve , retraitée pharmacienne . Dans sa famille  plusieurs Anciens combattants de la guerre 14/18…des affinités , des amis

communs. Renée s’intègrera trés vite dans la grande famille de  » Ceux de Verdun  »  de la gironde…. ce n’ est qu’aprés son mariage

qu’elle apprit le rôle de son Epoux dans la défense du Fort de Souville.

J’allais voir régulièrement mon Oncle ,  au 53 Cours de Reims à Talence , aprés le décés de son Epouse REINE , mais nous

ne parlions que de la famille , jamais de la guerre …. il n’aimait pas s’épancher sur cette pèriode de sa vie qui lui avait fait voir

trop d’horreurs , de souffrances , d’horreurs.

Grand invalide de guerre , pensionné à 100% + 17° , il soufrrait d’arthrose , de troubles circulatoires , de décalcification

généralisée du squelette … sans jamais se plaindre. L’essential , pour lui était  DE SERVIR AU MIEUX CEUX QUI AVAIENT

SOUFFERT DANS LEUR CHAIR ET DANS LEUR ESPRIT  DANS LA DEFENSE DE LEUR PATRIE.

 

 

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