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20 juin 2012

LA DEFENSE VICTORIEUSE DU FORT DE SOUVILLE – 11 ET 12 JUILLET 1916 – SUITE 6

LA DEFENSE VICTORIEUSE DU FORT DE SOUVILLE - 11 ET 12 JUILLET 1916 -    SUITE 6 sc000045e21-300x231

la bataille de verdun

 

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couverture du livre de G. Blond

Extrait de l’ouvrage  » VERDUN  » de Georges Blond     chapitre :  » un balcon sur l’enfer «  

Souville pages 268 à 273 .

 »  L’évocation de  » Verdun  » a été saluée lors de da parution par la critique , comme un tour de force. « 

 »   LE 11 juillet les allemands attaquent encore en nombre ……

………..

 » L’issue de formidables batailles ayant mis en présence de grandes masses d’hommes est parfois décidée en quelques instants, par quelques hommes , si peu nombreux qu’on

 » peut les nommer. On ne parle pas ici des grands chefs , mais des acteurs.A l’instant où les forces énormes arrivent à l’extrémité de leur équilibre,ces hommes font pencher la balance.

 » La troisième compagnie du septième régiment d’infanterie avait reçu  , à l’aube du 11 juillet , l’ordre de se rendre aux Carrières , mais bien avant d’y parvenir , rendue à la hauteur du

 » fort de Souville, elle ne comptait déjà plus que soixante hommes sur deux cents , et deux officiers. Le capitaine ,  intoxiqué , avait passé le commandement à l’un de ces deux officiers , le Lieutenant Dupuy .

 » L’autre officier était le sous-lieutenant d’Orgemont. La préparation d’arillerie battait son plein.

 »  A ce moment , un sergent de la garnison du fort s’avança vers le lieutenant Dupuy et lui dit en substance : – Mon lieutenant , venez voir ce qui se passe , le fort est fichu -

………………

Le commandant était un lieutenant -colonel blessé de guerre; intoxiqué par le bombardement qui durait depuis des semaines , ilavait d’ailleurs refusé de se laisser évacuer . Voici mainenant

 » dans quel état le lieutenant Dupuy trouva le fort de Souville lorsqu’il y pénétra , le 11 juillet , vers cinq heures trente du matin , avec ses soixante rescapés du déluge d’obus.

 » Extérieuremment, une sorte de carrière à ciel ouvert.Les obus de rupture ( du 21 avril au 21 juin : environ 38 000 obus de tous calibres ; ensuite , intensification du pilonnage ) avaient

 » aplati contrescarpe et escarpe , comblé les fossés. un cul-de-jatte serait arrivé jusqu’ aux entrées de souterrains..Le lieutenant-colonel commandant et ses deux lieutenants gisaient sur des

 » matelas au milieu d’un hôpital d’hommes bléssés ou plus ou moins gazés ; seul gradé valide : un sergent.

 » A six heures du matin , le lieutenant Dupuy envoya par coureur au Colonel commandant son régiment un rapport sur la situation , terminé par ces mots :  » SAUF ORDRE CONTRAIRE ,

 » JE RESTE AU FORT ET J’EN ASSURE LA DEFENSE  »  Assurer la défense du fort était plus qu’urgent.

 » On est frappé de voir , comment intantanément , le lieutenant Dupuy  voit et décide . Dégager les issues , y placer des hommes avec des provisions de grenades , poser des sentinlles et des

 » guetteurs pour surveiller les alentours ;  prendre en main les territoriaux valides et leur assiger précisément des postes de combat , avec indication , pour chaque poste , du champ de tir ; évacuer

 »   le plus grand nombre de malades et de blessés . Lorsque vers 9 heures , arriva le capitaine Decap , adjoint du colonel commandant le septième d’infanterie , il approuva entièrement les mesures prises

 »  et il chargea Dupuy de la défense des issues du Nord-ouest , autrement dit , de la partie qui , normalement , devait subir la première attaque .

…………….

 » Le 12  vers six heures du matin , des messagers envoyés par les postes de guet arrivent , essouflés , lançant le vieux cri :  » Les voilà !  » . Les allemands  partis du carrefour de la Chapelle

 »  Sainte – Fine montent vers le fort . et un peu aprés , les défenseurs placès aux entrées Nord-ouest les voient . Ces allemands sont nombreux , environ cent cinquante . Ils avancent sans se presser ,

 »  les uns baïonette au canon , les autres tenant des grenades. Instant étrange où l’on voit si distinctement venir vers soi l’ennemi avec cette pensée : dans quelques secondes eux ou nous.

 » Ces fusillers , ces grenadiers n’ont évidemment aucune peine à franchir les fossés comblés ; les voilà qui atteignent déjà la superstructure . Dupuy retient encore ses mitrailleurs .

 »  _ Pas encorre , attendez….. Oui , allez-y. Feu !

 » Le lent moulin à café qui a été jusqu’à maintenant peut-être l’arme la plus efficace de cette guerre immense , un tube sur un trépied , deux de ces armes entrent en action . dans la petite cohorte

grise qui s’avance , un flottement , des hommes tombent.

_  Cessez le feu. en avant !

 » La contre-attaque immédiate , la voilà. A la grenade. Les Allemands se couchent , se terrent dans les trous puis içi et là ressortent , grenadant aux aussi C’est leur pointe avancée qui combat , vingt

 » hommes contre vingt , peut être , le reste quelque peu tenu en respect par une batterie postée à peu de distance , à l’Est du fort , intervention extraordinairement opportune , méritée : on renoncerait à

 » écrire toute histoire si l’initiative , le courage et l’intelligence ensemble manifestés ne trouvaient jamais que déception.

 » Dupuy fait sortir d’autres hommes , les place , les lance , fait battre ses deux côtés per ses deux mitrailleuses pour empêchar tout débordement . Il  faut nous représenter que cette défense du

« Fort de Souville , petite opération mais modèle du genre , ne se déroule pas au centre d’un silencieux et immobile théâtre , mais dans le grondement qui ne cesse pas tandis qu’alentour d’autres

« combats se livrent . Mais c’est ici la pointe , l’avance extrême et les allemands savent que Souville franchi , leur bélier peut pousser d’un coup jusquà Verdun. Les quarts d’heure passent et sur

cette étroit

 » espace devant les entrées du fort , cette houle de terre grise et de pierrailles , on aperçoit  les petites silouhettes grises et bleu horizon qui vont et viennent , courant , se couchant , se relevant ,

 » jetant leurs grenades. Le Capitaine Decap , le lieutenant Dupuy  et le sous-lieutenant d’Orgement coordonnent les mouvements de leur minuscule régiment avec une habileté de grands chefs.

 » A ce moment , l’attaque faiblit ; trois Allemands , les plus prés de nous , se rendirent , les autres reculèrent  »

 » Voilà le tournant , le 12 juillet 1916 , huit heures trente environ . L’IMMENSE BATAILLE DE VERDUN BASCULE.

 »  Un monument , un lion couché comme mortellenent atteint , marque aujourd’hui , à la chapelle SainteFine, officiellement  » l’extrême avance allemande devant Verdun  » . Je ne sais pas

 » pourquoi on ne l’a pas élevé jute devant le fort , là où quelques hommes courageux , commandés par trois officiers subalternes intelligents forcèrent le destin. On lit dans les histoires officielles

 » que  » les Allemands prirent pied un moment sur le fort , mais en furent rejetés pat les contre-attaques françaises des généraux Mangin et Paulinier  » . Je crois sincèrement que nous venons de

 » voir les choses de plus prés .

 » Dans la soirée du 12 juillet , le Kronprintz , commandant dela Cinquième Armée , reçut du G.Q.G. allemanq  » Les objectifs fixés n’ayant pu être atteints , l’ordre de se tenir désormais sur une

 » stricte défensive .

L’ Allemagne avait perdu la bataille de Verdun .

        a  suivre…..

 

…….

19 juin 2012

LA DEFENSE VICTORIEUSE DU FORT DE SOUVILLE – 11 ET 12 JUILLET 1916 …SUITE 5

 

LA DEFENSE VICTORIEUSE DU FORT DE SOUVILLE - 11 ET 12 JUILLET 1916 ...SUITE 5 fort_souville_period_001.1-300x197

le fort de Souville fin 1916

sc000011ca-300x191SUITE et fin DE L’OUVRAGE  » VERDUN » de jacques-henri LEFEBVRE , sur Souville.

 » Vers 11 heures , arriva , en renfort un peloton du 14° R.I. Peu aprés , le 25° B.C.P. dont une compagnie , la 4° était allée à droite renforcerle groupement intermédiaire , atteignit

 » le fort.Son vhef , le commandant Cabotte, mit à la disposition du capitaine Decap  un peloton et une compagnie de mitrailleuse. durant la journée le bombardement  ennemi continue ,

« extrêmement violent , mais aucune nouvelle attaque.

 » et le soir , de ce 12 juillet , à 21 heures , le 25° B.P.C. relevait la poignée d’hommes du 7° R.I. qui venait de se couvrir de gloire. Le régiment comptait plus de la moitié de son effectif

 » hors de combat , dont 22 officiers tués ou blessés.

 » MAIS LE DERNIER COUP ETAIT PORTE A LA RUEE ALLEMANDE SUR VERDUN…. ILS N’AVAIENT PAS PU PASSER « …..

Nota : au folio 341 , nous pouvons lire les propres pensées de l’Auteur sur le lieutenant Kléber Dupuy ; voici ce qu’ilécrit :

 » ….. Car si le 12 au matin le lieutenant Dupuy et ses 60 poilus anonymes , plus méritants encore , selon nous , que Léonidas et ses 300 spartiates , ne s’étaient cramponnés aux

«  ruines du fort de Souville  - modernes Thermopyles – pour en interdire la conquête aux Perses de ce temps là , rien n’eut pu empêcher le lendemain le défilé triomphal des

 » vainqueurs sur la Place d’Armes de Verdun où le Kaisir ,venu spécialement pour la circonstance , eut enfin distribué ces  » Médailles commémoratives de la prise de verdun  » qu’il

 » avait fait frapper dans sa haute prévoyance , dés le mois de janvier……

 » Ce pourquoi , soit dit en passant nous nous étonnons que des noms comme celui du lieutenant dupuy , et aussi bien d’autres vaillants cités au cours du présent ouvrage , n’aient

«  pas été mis dans les manuels d’histoire scolaire , à côte de ceux du tambour Barra et du chevalier d’Assas . Loin de nous de minimiser la grandeur de ces personnages légendaires

 » au contraire ! Nous voulons seulement dire que les exploits du chevaliet er du tambour , accomplis dans des élans soudains du  » don de soi  » véritavles inspirations d’intrépidité

 » fulgurante , nexédent en rien le  » sublime  » les sacrifices non moins absolus , non moins payants , et bien plus prolongés de héros de la trempe de Dupuy…. « 

………….

SOUS LA PLUME DE L’HISTORIEN  louis CADARS ON PEUT LIRE AUSSI :

 »  Il y a dans le beau film de Léon Poirier  »  VERDUN , VISIONS D’HISTOIRE  » ,  sorti dans les années 1919-30 , une étonnante vérité historique. Une poignée  d’allemands ayant réussi à franchir

 » les tirs de barrage,escalade les pentes du Fort de Souville . L’officier qui les commande dans une minute d’âpre fierté , contemple dans ses jumelles tout le tour d’horizon . C’estla proie qu’il va saisir :

 » Verdun , àquelques centaine de mètres seulement , qui érige dans son cirque de collines , les tours mutiliées de la cathédrale . Il semble qu’il n ‘ y ait désormais que la main à étendre pour  s’emparer de la

« Cité convoitée et toujours inviolée .Mais au moment ou ‘ l’ober-lieutnant  » va lancer une suprême abjuration à ses hommes , une mitrailleuse française se démasque de Souville. Le rêve monstrueux se

«  dissipe : dans ses jumelles , la vision de verdun se brouille et l’officier s’abat foudroyé tandis que les  » feldgrauen  »  tournoient et refluent en désordre . « 

extrait de  » L’OPINION INDEPENDANT DU SUD-OUEST  le vendredi 13 avril 1973 dans un article intitulé   » UN PALADIN DE LA GRANDE GUERRE

DUPUY , VAINQUEUR DE SOUVILLE  »

 

18 juin 2012

LA DEFENSE VICTORIEUSE DU FORT DE SOUVILLE -11 ET 12 JUILLET 1916….suite 4

LA DEFENSE VICTORIEUSE DU FORT DE SOUVILLE -11 ET 12 JUILLET 1916....suite 4 2-PH_Tourelle_Souville-300x216

le fort de Souville 1917

 

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le fort de Souville. Général Corvisart 23 mars 1917

SUITE du récit das l’ouvrage  » VERDUN de jacques -henri LEFEBVRE

                    DETNIERS ASSAUTS.

 » LA SITUATION , ON PEUT S’EN DOUTER , était particulièrement critique en fin de matinée , le 11 juillet . Les Allemands qui venaient de percer à droite au bois

 » du Chênois , se disposaient à dévorer le 358° R.I. , comme ils avaient englouti le 217° ( heureusement ,  le comandant Roman les atteindait … !)  . Au centre ,

 » ils avaient également percé à la Poudrière et s’avancaient vers le Fort de Souville. Rassemblant en hâte leurs troupes de choc pour les premiers assauts ils broyaient sous une

 » cataracte de feu  la côte Froideterre , le Ravin des Vignes , le fort de Souville , et  - dernière bouchée à avaler prestement – les Forts de Saint -Michel et de Belleville ; ce dernier

 » sous les 420 s’écroulait totalement…..

 » Dans une contre-attaque improvisée sur place , Mangin allait reprendre le P.C. Montaigne – ( ô ! le nom du sage Montaigne au milieu de cet enfer ) – mais échouer partout

 » ailleurs.

 » La journée du 11 s’acheva dans ue effayante confusion.

 » ILS N’ONT PAS PU PASSER …. « 

 »  A L’AUBE DU 12 JUILLET ,L’ENNEMI TENAIT LE CARREFOUR DE LA CHAPELLE SAINTE-FINE à 400 mètres DU FORT DE SOUVILLE.

 » A 7 heures du matin ,ils atteignaient le fort lui même , suprême obstacle à sa descente sur Verdun.Le combat commençait sur la superstructure de l’ouvrage.

Laissons la parole au Commandant Piffre de Vaubon :

 » Toute la nuit du 11 au 12 sur le Fort de Souville , le bombardement avait sévi avec violence. Les 210 s’étaient abattus sans arrêt.

 » A la sortie de la gaine dans laquelle étaient rassemblés las braves du 7e R.I. et les territoriaux survivants , le Lieutenant Dupuy avait eu l’heureuse idée de faire placer un stock

 » de grenades .

 » Le 12 juillet , vers 3 heures du matin, déclare le Capitaine Decap dans son rapport , je donnais l’alerte. Le noyau de la 3e compagnie garnit la superstructure du fort avec les

3 mitrailleuses des territoriaux.

 » Vers 5 heures , le bombardement ennemi devint , sur le fort , d’une intensité inouïe. Le Capitaine Decap prit alors la résolution , pour éviter des pertes , de faire rentrer dans les

 » souterrains les hommes de la 3e Compagnie.A leur place , cependant , il laissa des sentinelles.Toutes furent tuées.

 » vers 6 heures ajoute le capitaine Decap , je reçus un avis du capitaine Popis , adjudant-major du commandant Darré , commandant le 3° bataillon du 7°  R.I. , se trouvait avec deux

 » sections de mitrailleuses ( lieutenant Saint-Sernin ) à proximité de la batterie est du fort de Souville   .

 » J’envoyais alors une reconnaissance , sous – lieutenant d’ Orgemont , sergent Guisnier et 8 hommes vers Sainte-Fine.

 » A 7 heures , le sous-lieutenant Moens de l’état – Major de la 262° brigade , me téléphonait qu’on apprenait l’approche des allemands , ce qui me confirmait le mèdecin aide-major Conte

 » du 7° R.I. , qui revenait de l’observatoire du capitaine Popis.

 » Je m »élançais alors vers la sortie des gaines , ouje trouvai , avec le Lieutenant Dupuy ,la reconnaissance du sous-lieutenant d’Orgemont , qui m’apprenait que les allemands avaient pris

 » pied sur l’ouvrage et n’étaient plus qu’à une courte distance de nous.

 » Des centaines de soldats ennemis , dont certains avançaient baïonette au canon tandis que les autres lançaient des grenades , envahissaient à ce moment précis la superstructure .

 »  Ils collaient au barrage . Les fossés étant remplis de terre et de pierres , il ne leur avait pas été difficile de passer !

 »  Fort heureusement la riposte fut immédiate :

 » Le lieutenant Dupuy et le sergent Guisnier avaient bondi à la tête d’une poignée d’hommes. Un vif combat à la grenade s’engage devant moi , dit le capitaine Decap. Les assaillants marquent

un temps d’arrêt. On se bat …. les mitrailleurs territoriaux entrent en action . l ‘ ennemi se terre…. tous nos hommes disponibles sont poussés en avant .

 » Dans une lutte sans merci , dans un corps à corps sauvage , nos hommes sans arrêt lancent des grenades .

 » Le sergent Raffin Raymond ( tué à Verdun , cote 344 , le 3 octobre 1917 ) et le caporal Bournaix se multiplient.

 » Le soldat Bertot , un enfant de la classe 16 , bien que blessé , lutte avec acharnement.

 » Le soldat Moisset , mortellement atteint et couché dans un trou d’obus , fait passer des grenades et charge les fusils.

 » Pendant que le combat à la gnenade redouble sur les superstructures , le lieutenant Saint-sernin ( 3e bataillon ), placé à droite du fort ( batterie Est ),balaye le glacis de ses tirs de flanquement et

 » fauche les vagues d’assaut .

 » Le lieutenant Dupuy , déclare le capitaine Decap , disposait , au fur et à mesure de leurs sorties , les hommes de sa compagnie,plaçait et mettait en action les tirailleurs territoriaux.

 » La défense était fortement aidée par la fraction du groupement intermédiaire de la batterie ( lieutenant Saint – Sernin ) .

 » A ce moment l’attaque faiblit ; 3 Allemands , les plus prés de nous , se rendent ; les autres reculent . J’envoyais alors le lieutenant Dupuy faire sortir quelques hommes vers la droite avec le

 » sergent-fourrier Raffin de la 10° compagnie , pour me relier au commandant Darré. Peu aprés , le lieutenant Dupuy revint , ramenant tous les hommes disponibles de la 10° compagnie ,

 » commandés par le lieutenant Roger et un ravitaillement en cartouches et grenades portées par des territoriaux.

 » Pendant ce temps , ma troupe prenait le dessus ; j’avais ordonné au sous-lieutenant d’Orgemont et au sergent Guisnier de contre-attaquer pour chasser les allemands de la superstructure.

« Le mouvement s’opéra : 10 Allemands valides se rendirent , les autres  se tapirent dans les vestiges des fossés et dans les trous des glacis.Ma troupe , bientôt renforcée par le lieutenant Roger ,

 » avec 20 à 30 hommes , s’installe sur la face nord de l’ouvrage.

 » Il est 09 heures du matin.

 » Il ne reste plus d’ennemis sur la superstructure . Mais les trous des fossés sont encore remplis. Le bombardement allemand s’est un peu ralenti.Et voilà  que soudain les obus recommencent

 » à tomber sur le fort et ses abords.Beaucoup sont évidemment  des projectiles allemands .Mais d’autres viennent du sud , c’est à dire de la direction de Verdun !!…

 » Un mouvement de surprise , écrit le capitaine Decap , se produisit autour de moi , les hommes refluèrent en  arrière  tandis que le lieutenant d’Orgemont était mortellement blessé à mes côtés.

 » Je maintins mes hommes pendant que le lieutenant Dupuy se précipitait au téléphone pour prévenir que toute menace était passée et que , surtout notre artillerie devait allonger le tir.

 » Et la conversation suivante eut lieu , ce matin du 12 juillet 1916 entre le fort de souville et le P.C. Tourelle ( poste de commanfdement de la 262° brigade ) :

- Allo! alloP.C. Tourelle

- Oui !

- Ici Dupuy , notre artillerie nous tire dessus.Faites allonger le tir.

- Où êtes vous ?

-  Au fort

- Au fort ! et les allemads ? …

- Rejetés hors du fort ! quelques uns prisonniers….Nous tenons ! Allongez le tir…. allongez…

- Allo ! …. Allo ! …..

 » Le lieutenant Dupuy avait  déjà rejoint ses hommes .

 »  Ainsi pendant un cetain temps les deux artyilleries , françaises et allemandes concentrèrent leurs feux sur le fort….

 » Signalons à ce propos que les hommes du lieutenant Dupuy réussirent – grâce aux dispositions adoptées par lui – à sortir à temps. Il fallait obligatoirement , pendant la préparation

 » d’artillerie , se mettre à l’abri , sous peine de se faire tuer inutilement.

 » Mais on devait aussi s’arranger pour être vite  » hors  du trou  »  , face à la vague d’assaut ennemie qui suivait le barrage. Sinon , l’on était pris comme dans uns souricière!…

 » Il suffisait d’un fantassin lançant des grenades à la porte de l’escaliet ou du boyau conduisant à l’abri pour immobiliser  dans ce dernier , une compagnie toute entière.

 » Les braves de Souville sortirent à temps , c’est sans doute ce qui sauva le fort.

« Le 12 juillet , au matin , le capitaine Decap écrit:  » Je prescrivis au sous lieutenant Roger de  » nettoyer  » la superstructure et mes fossés des allemands qui pourraient rester. Le nettoyage

 »  s’opéra à la grenade.Les allemands furent exterminés .Au cours de cette opération  le sergent Guisnier réussit toutefois à extraire sans mal d’un entonnoir ou ils s’étaient réfugiés ,

 » 13 allemands valides. Il les fit prisonnier   .

      A suivre …….

 

 

 

13 juin 2012

LA DEFENSE VICTORIEUSE DU FORT DE SOUVILLE – 11 ET 12 JUILLET 1916 … SUITE 3

LA DEFENSE VICTORIEUSE DU FORT DE SOUVILLE - 11 ET 12 JUILLET 1916 ... SUITE 3 sc00037add012-300x257

Fort de Souville – poste de commandement – 28 juillet 1916

 

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Fort de Souville. La courtine sud.

le fort aprés la batailleRécit  extrait de l’ouvrage  » VERDUN « 

 LA PLUS GRANDE BATAILLE DE L’HISTOIRE  » de Jacques-Henri  LEFBVRE .

Ed. Durassié 1960 , sous le patronage de la Fédération nationale des associations d’anciens combattants de Verdun .  » l’ouvage le plus complet

et me plus important  » . –  aprés le récit d’une journaliste celui d’un historien -

( autorisation et reproduction accoerdée à Ch. GUY , par les éditeurs , pour les anciens du 7° R.I.)

L’AVENTURE DE LA 3° DU 7° R.I.

Ce 7° R.I. , soit dit en passant , vit , dans le même temps , des heures atroces.L’une de ses compagnies , pécisons la 3° montant précipttemment en

ligne à l’aube du 11 juillet , sous le déluge de la préparation allemande d’artillerie  ,n’a pu atteindre la position qui lui était assignée,parvenue à la hauteur

du Fort de Souville , elle ne comprenait plus que 2 officiers et une soixantaine d’hommes.Tout le reste avait été tué , blessé ou intoxiqué par des centaines

d’obs fusants, percutants de rupture ou à gaz.

Continuer plus longtemps ainsi eut été de folie , sa destruction complète à cette cadence , n’était plus qu’une affaire de minute.

L’un des deux oficiers survivants , le lieutenant Dupuy  ( l’autre étant le sous- lieutenant d’Orgemont ) prend le commandement , décide de jeter sa troupe

dans le fort.Bien que celui-ci vacille sous un torrent d’obus de 380 et de 210 , il offrira un abri relatif à ce petit groupe d ‘ hommes exténués.

En entrant dans l’ouvrage , Dupuy comprend aussitôt que les allemands pourraient s’ils étaient là – or , ils ne sont plus qu’à quelques centaines de mètres ! – s’en

emparer sans coup férir; Souville est àla merci du moindre coup de main.L’éclatement des gros obus de rupture   a comblé les fossés et aplati l’escarpe , mais seule la

superstructure a souffert du bombardement.  Quant à la garnison ,composée des restes de territoriaux affectés en permanence au fort et de ceux de deux sections du 7°

envoyés la veille en renfort de position, elle est pratiquement hors de combat.Le lieutenant Colonet Astruc , commandant du fort et les lieutenants du 7° , Barreau et

Roger , gisent sur le sol ou milieu des sous-officiers et des hommes blessés ou intoxiqués par les gaz.Un seul gradé reste valide : un sergent des territoratiale…. Le

lieutenant `Dupuy envoie aussitôt par coureur ce bref rapport au colonel BORIUS , commandant le 7° R.I.

 » Souville , le 11 juillet , 6 heures du matin. Le capitaine Soucarre , intoxiqué , m’a passé le commandement de la compagnie en le donnant l’ordre de me 

            porter aux Carrières.Aprés avoir franchi de nombeux barrages et des nappes de gaz asphixiants nous avons péniblement atteint Souvile. Ici , tout est

            bouleversé. Le commandant du fort est intoxiqué , la garnison est hors de combat. Sauf ordre contraire , je reste au fort et j’en assure la défense »   DUPUY

Comment Dupuy organisa la déffense du fort avec sa soixantaine d’hommes , le commandant Piffre de Vaubon du 7° R.I.  , va nous le dire.

 » Le lieutenant Dupuy fit d’abord ouvrir et dégager les issues des gaines souterraines et y plaça ses hommes , munis de grenades et prêts à sortir à la moindre

 » alerte ; l’issue nord-Est est  del a gaine centrale notamment, avait été barricadée et complètement obstruée par des sacs de terre et des barbelés.

 » Pendant que des groupes de sentinelles surveillaient les environs du fort , il assigna aux mitrailleurs territoriaux , valides , des postes de ombat et leur indique

 » leur champ de tir . Il fit ensuite évacuer le plus grand nombre possible de malades et de blessés.

 » Vers 9 heures , le Capitaine Decap , adjoint au colonel Borius , commandant le 7° R.I. , parvenait à gagner le fort de Souville.Sur l’ordre du Colonel Goubeau ,

 » commandant la 260° brigade , il devait en asurer le commandement.

 »   Le Lieutenant Dupuy qu’il trouva à l’entrée des souterrains dans lequel se trouvait la garnison , lui rendir compte des mesures qu’il avait prises.Le Capitaine DECAP

 » les compléte et , peu aprés , la surveillance et la résistance furent ainsi assurées :

1° ) Toute la fraction utilisable de la 3° compagnie : 35 hommes environ et 3 mitrailleuses servies par quelques territoriaux valides , s’installa à l’issus des souterrains,

sur la face nord-est de l’ouvrage. Le Lieutenant Dupuy dirigeait cette poignée d’hommes.Sur la superstructure furent placées des groupes de sentinelles.

2° ) A l’entrés sud du fort , on mit quelques terroririaux avec le sous lieutenant d’Orgemont , de la 3° compagnie.

3° )  A l’intèrieur , le Lieutenant Barreau – revenu àlui ,  bien que souffrant de son intoxication , était chargé , assisté par quelques hommes valides de son peloton de

 » maintenir l’ordre et d’assurer les communications entre le fort et le P.C. Tourelle.

 »   Le Capitaine Decap se tenait avec le lieutenant Dupuy et ses poilus .  »

Ces dispositions de fortune ne pouvaient assurément suppléer les maçonneries , terrassements et effectifs anéantis par le canon et , moins encore , remplacer les travaux

de renforcement , modernisation , rééquipement et réarmement dont l’exécution immédiate et prioritaire avait été ordonnée par Pétain en février , consignes qui n’avaient pas

été exécutées pas plus à Souville qu’à vVaux ; l’histoire de Douaumont , le cscandale de Douaumont recommençait !

Citons l’accablant résuisitoire  du commandant P …. , dont la carrière ulturieure , on le comprend ,exigeait un anonymat que nous avons tenu à respecter , nonobstant l’âge venu

de sa retraite :

 » La pésence du colonel ASTRUC , commandant le fort de Souville, montre d’une façon frappante ce que l’on pensait de la défense des forts.Le lieutenant Colonel Astruc était ,

« me souvient-il , un grand blessé de guerre et absolument hors d’état physiquement de rendre le moindre service dans uns situation pareille. Il jouait à peu prés le rôle d’un major

« de garnison , sans autorité , n’ayant à s’occuper que de la propreté et de l’hygiène.Avant de monter en ligne , il a avoué n’avoir jamais vu un fagot de sa vie ! QUI A  SAUVE LE

« FORT ? UN JEUNE ET ADMIRABLE LIEUTENANT D’INFANTERIE.

 »  SOUVILLE  n’a jamais été démoli , j’y suis allé en Août 1916  , et il subsistait encore au milieu des ruines , des parties fort utilisables. Si l’on y avait travaillé depuis la fin Février ,

 » que n’aurait-on pas fait en ces quatre moins de presque  complète tranquilité intèrieure ? Combien de tonnes aurraient pu en renforcer les points utiles ?

 »   LA VERITE EST QUE L’ON N’A JAMAIS CRU QUE LES ALLEMANDS POURRAIENT VENIR A SOUVILLE.

 » TOUJOURS LA MEME CHOSE : LE HAUT COMMANDEMENT N’A JAMAIS PU CROIRE A LA BATAILLE DE VERDUN.Et l’on s’est trouvé en juillet dans le même désodre , dans

la même imprévoiyance ; on est surpris de l’avance des Allemands sur Souville, comme en février on l’ a été de la ruée sur Verdun. Aprés ce quatre mois de combat , sans exemple encore

dans cette guerre , on pousse au feu des unités au fur et à mesure de leur arrivée dans le secteur de l’armée. C’est une succession de  » pains à cacheter  » collés comme on peut et où l’on peut  »

à suivre…

 

 

 

 

 

11 juin 2012

LA DEFENSE VICTORIEUSE DUFORT DE SOUVILLE 11 ET 12 JUILLET I916 ( SUITE 2 )

LA DEFENSE VICTORIEUSE DUFORT DE SOUVILLE 11 ET 12 JUILLET I916 ( SUITE 2 ) sc00016c41-104x300

le courreur Henri CABROL

 

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Le fort de souville à 3km 800 de verdun

suite de l’article du journal  » LA FRANCE  » du 25 février 1962

un effroyable pilonnage

 » Toute la journée du 11 juillet  ce qui reste du fort desouville subit un effroyable lilonnage . Des obus de 380 et 420 pulvérisent les derniers vestiges des ouvrages bétonnés.

 »  Et cependant en dépit  de leurs fatugues , les hommes veillent . veilleés d’angoisse qu’ont connue dans les abris tous les fantassin harassée. Dans ce cadavre de fortifications

inutiles , ceux là attendent l’attaque. PENIBLE EVOCATION . LE CAPITAINE KLÉBER DUUY  prend son temps , les mains à plat sur le drap blanc ,  les yeux fixéx devant lui ,

 »  il semble voir de dérouler devant lui une fresque gigantesque , mais combien de fois n’a-t-il pas évoqué ces instants; L’ATTAQUE ! .

 »   ELLE A EU LIET LE 12  A L’AUBE , VERS 6H36. UNE COMMUNICATION DE L’ÉTAT-MAJOR SIGNALE L’ENNEMI: LES VOILA . Les Allemands partis du carrefour de la

 » chapelle Saint Pierre , montent vers le fort. Le capitaine DECAP et le Lieutenant DUPY s’élancent vers la sortie des  » gaines  »  ou des stocks de grenades attendent. Les Allemands

 » avancent sans se presser ,baïonette au canon. D’autres tiennent une granade , envahissent les fossés comblés , inefficaces pour la défense.   FEU !  Le lment moulin à café des

mitrailleuses entre en action. Dans le groupe ennemi ,  un petit flottement , des hommes sont touchés.

Combat à la grenade

_  » Alors dit le capitaine Kléner Dupuy, c’est la contre -attaque , le furieux combat à la grenade. Les Allemands se terrent dans des trous. C’est leur pointe avancée sui combat

 »  vingt hommes contre vingt peut être , le reste est tenu en respect par une batterie postée à peu de distance.  »

 »    Mais le lieutenant  place d’autres hommes , organise le combat  dans le grondement d’un bombardement au milieu d’autres combats alentours. Ici , c’est la pointe , l’avance

extrême et les Allemands savent que Souville  franchi  VERDUN est à eux.  L capitaine DECAP , le Lieutenant DUPUY , le sous-lieutenant D’IORGEMONT coordonnent les mouvements

de leur miniscule régoment avec l’habilité des grands chefs . A ce moment l’attaque faiblit , 3 Allemands se rendent , les autres reculent. LE 12 JUILLET A 8H30 , L’IMMENSE BATAILLE

DE VERDUN BASCULE.

STRICTE DEFENSIVE

LE LIEUTENANT DUPUY EST MAÎTRE DE LA SUPERSTRUCTURE DE SOUVILLE. Dans la soirée du 12 juillet , le G.Q.G. allemand déclare :

 » Les objectifs n’ayant pu être atteints , l’ordre est donné de se tenir désormais sur une stricte défensive « 

 » L’allemagne avait perdu la bataille de Verdun. Mais ce que  , aujoiued’hui , le capitaine Dupuy évoque avec émotion , c’est le corps à corps extrême où son ami , le lieuetenant

D’ORGEMENT  succombe. Les autres , le Sergen guisnier,lmes soldats CABROL , BERGON , MOISSET ,  BERTHOT , se distinguent. MOISSET , prés de défaillir trouve encore assez de forces

pour passer des grenades à ses camarades.  Sombres souvenirs. Ils assaillent la chambre où Kleber Dupuy se souvient. Lui est mutilé , sa part lui semble belle.

 » Combien sont morts  » dit – il . a la fin du combat il ne me restait plus que 15 hommes, un sergent , un officier….voilà « .

 »  Ensuite ce fut toute la guerre et le 31 mai 1918 , la grande blessure  , à la seconde bataille de la Marne , cette fois.

 » Kléver Dupuy laissé pour mort est abandonné dans une grange.  » Lorsque je me suis trouvé là , dit-il ,  le silence m’à comme enseveli , où etais-je ? J’ai pris conscience. Un petit carto

était accroché à ma vareuse:  » capitaine dupuy dans le coma  »

 » alors , je me suis rendu compte : une jambe en moins , l’autre blessée. aussitôt j’ai réagi : on vit avec une seule jambe non ! Et le secours est arrivé  »

SOUS LA MITRAILLE, LE COUREUR CABROL , DEVENU ORDONNANCE DU CAPITAINE KLÉBER DUPUY , L’À CHARDÉ SUR  » SES ÉAAULES  » …….

 

 

 

9 juin 2012

LA DEFENSE VICTORIEUSE DU FORT DE SOUVILLE – 11 ET 12 JUILLET 1916 (suite 1 )

LA DEFENSE VICTORIEUSE DU FORT DE SOUVILLE - 11 ET 12 JUILLET 1916 (suite 1 ) sc00008f7e-255x300

les allemands à l'attaque

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K. dupuy , 24 ans prend la résolution de dfendre le fort de Souville….verdun n’est plus qu’à 3km8…’ennemi n’est pas passé

ARTICLE DANS LE JOURNAL   » LA FRANCE  » DU 25 FÉVRIER 1916 DE Simone PEREUILH

    SOUVILLE , l’épopée du fort de souville , moins connue que celle de VAUX , a , peut être pmus d’importance.C’est l’instant même

 

où bascule toute la bataille.C’est le pendant de DOUAUMONT, un fort vide de combattants mais , cette fois , s’accroche désespérement , une troupe d’hommes si réduite

qu’on pourrait les nommer les uns aprés les autres.Et , là encore , la décision N’A PAS APPARTENU AUX GRANDS CHEFS , MAIS AUX SIMPLES ACTEURS , AUX

HOMMES DU VAPITAINE – ALORS LIEUTENANT – DUPUY.

DEPUIS LE 1° JUILLET , la bataille de la somme est ouverte.Cependant , la poussée allemande en direction de VERDUN continue.

 » DES DEUX CÔTÉS ECRIT GEORGES BLOND , DANS SON LIVRE  » VEERDUN  » LES PERTES SONT EFFRAYANTES; 70 , 80, pour 100 et davantage.Les combattants

français et allemands sont sourds , suffoqués , assomés  , souvent soutenus par l’alcool et seulement conscients de ce qui se passe dans un cercle de quelques mètres autour d’eux.

Un cadavre de fantsssin, une capote émerge à demi du mélande de terre , de pierre et de débris innombrables.Mais quelques heures aprés , ila disparu et fait place à un tirilleur kaki.

L’obus qui enterre le précéddent en fait apparâitre un autre .l’odeur du charnier se mêle par fleuves à celle des gaz  »

LE 11 JUILLET  , cinq divisions allemandes se ruent sur VERDUN . Au centre de l’attaque ,l’ennemi atteint les abords de la Chapelle Sainte – fine, au nord du Fort de Souville.

Il s’agit d’une ruée désespérée , l’ouverture du  » chantier de la somme  » impose cette frénésie.

Ou alors renoncer.

POUR LE CAPIRAINE DUPUY , C’EST LE 11 JUILLET QUE COMMENCE L’HISTOIRE QUI LUI DONNE LE FROIT D’ETRE CITÉ DANS BIEN DES OUVRAGES RELATANT

LA BATAILLE DE VERDUN.

             5 HEURES DU MATIN

IL ÉTAIT 5 HEURES DU MATIN , DIT IL , NOUS ÉTIONS À VERDUN.

 »  Lorsque le capitaine soucarre , m’a passé le commandement de la compagnie . objectif : Me rendreavec mes 200 hmmes à six kilomètres de là aux  » carriéres  » renforcer les troupes

 » du commandant CHAILLOT , chef du  2e btaillon du 7e R.I. L’attaque ennemie battait son plein dans l’aube naissante. Voici cependant la  mince colonne qui avance sous la rafale des

 » obus et en butte à l’offensive des gaz. A 5h3o apparaît sur le parcours , le fort de souville . construit en 1875 , c’est à dire antèrieur à DAUAUMONT et à VAUX  , c’était un ouvrage périmé

 » auquel la littérature militaire s’efforçait de rendre quelque prestige en le qualifiant d’observatoire précieux. Vues sur les pentes de Daoaumont sur la côte du Poivre , sut toute la région

 » de Fleury-Vaux.

UNE SOIXANTAINE…..

 » POUR L’HEURE , CE N’ÉTAIT PLUS EXTÈRIEUREMENT QU’UNE SORTE DE CARRIÈRE OUVERTE. Les obus de rupture , 38.000 environ avaient aplati la contrescarpe et

 » comblé les fossés. Il faisait jur maintenent , raconte le capitaine DUPUY . Au pied du fort , partie sud , je rassemblais mes hommes.Hèlas ! ils n’étaient plus qu’une soixantaine  »

Ici la voix se casse un peu.

 » N’empêche ! il fau continuer vers les carrières , obéir . Mais au moment ou je prenais la tête , un homme s’élance vers moi . C’est le Dergent RAFFIN , seul homme valide du fort.

 » Il me fait une temle description de ce qui se passe à l’intèrieur que me décide de me rendre compte par moi même. Ce que je constate dépasse tout ce qu’il est possible d’imaginer.

 »  Imaginez dans les souterrains , sous un omoncellement de terre et de pierres , les restes d’un peloton du 7é R.I. et d’une compagnie de territoriaux mitrailleurs. Tous  , ou presque ,

 » sont intixiqués. La veille , la violence du bombardement avait fait écrouler la voûte centrale ensevelissant 14 hommes et privant d’eau la garnison. Le lieutenant-colonel ASTRUC et` »

 » et deux lieutenants gisaient sur des matelas au milieu d’hommes blessais ou plos ou moins gazéz. Toutes les issues du fort avaientété bouchèés la veille par des sacs de terre .  »

        VERDUN : 3 KM. 800

_ DEVANT DE TELLES CONSTATIONS , DÉCLARE LE CAPITAINE DUPUY, quirevivait ces instats tragiques, j’étais sûr que les allamands , s’ils parvenaient au fort ,

le dépasseraient dans combat et continueraient sur VERDUN , VERDUN 3km 800  ! l’objecteur suprême.

QUE FAIRE ? OU ETAIT LE DEVOIR ? Obéir ou rester au fort ? grave décision pour le jeune lieutenent de 24 ans qu’était alors Kléber DUPUY.

N ‘ EMPECHE ! IL RESTE.

UNE PENSÉE CEPENDANT L’OBSÈDE . SI L’ENNEMI N’ATTAQUE PAS , NE VA-T-ON PS LUI REPROCHER D’AVOIR CHERCHÉ ABRI DANS LES SOUTERRAINS DU FORT ,

D’AVOIR ENFREINT LES ORDRES…. La jeune tête est solide , il rédige une note au colonel BORIUS, commandant de 7e R.I.

 » souville 06h du matin  …SAUF ORDRE CONTREIRE , JE RESTE AU FORT ET J’EN ASSURE LA DÉFENSE « 

 » DÉS LORS écrit encore Georges Blond , on est frappé de voir comment instantanément le lieutenant diupuy décide. Dégager les issues , y placer des hommes avec des grenades

poster des enttinelles et des guetteurs , prendre en mains les territoriaux valides et leur assigner des postes de combat , évacuer le plus possible de malades et de blessés.

Lorsque vers 9 heures arrive le Capitaine DECAP , adjoint du commandant du 7e R.I. , il approuve entièrement les mesures prises et il charge je Lieutenant dupuy de la

déffense Nord- Ouest qui normalement doit subir la première attaque   »

a suivre……

 

 

 

 

 

7 juin 2012

LA DEFENSE VICTORIEUSE DU FORT DE SOUVILLE – 11 ET 12JUILLET 1916

 

LA DEFENSE VICTORIEUSE DU FORT DE SOUVILLE - 11 ET 12JUILLET 1916 sc00008855-300x202

route du fort de souville le 26 juillet 1816

IMG_27845-300x225 »   COURAGE!  ! …. ON LES AURA !   »

 

 » ILS NE PASSERONT PAS  »

GÉNÉRAL PHILIPPE PETAIN

 

 » JE RESTE AU FORT….

ET J’EN ASSURE LA DEFENSE « 

LIEUTENANT KLEBER DUPUY

 

 » ILS NE SONT PAS PASSÉS  !   »

      » SI VERDUN  esr restée la cité inviolée au rayonnement universel ,

c’est aux combattants de SOUVILLE qu’elle le doit et la chapelle 

SAINTE FINE marque la limite extèrieure le l’avance allemande.

C’est la que l’Allemagne a perdu la bataille « 

LOUIS CADARS   Les  » Cahiers de l’Hitoire  » N° 53    Février 1966

 

Le récit de cette victoire obtenue par un Instituteur et la 3° Cie du 7° R.I.

sera fait au travers de trois récits :

L’un du Journal LA FRANCE le 25 février 1962 , aprés un interview de Kléber DUPUY

Un autre par un extrait de l’ouvrage  » VERDUN  » de Jacques-henry LEFEBVRE

Le troisième par un extrait de l’ouvrage de Georges BLOND    »  VERDUN   »  Presses De La Cité 1963

 

Nouus avons choisi ces extraits parmi nombre d’autres dont nous donnerons les références , tous notant

l’iniative hardie  , l’esprit de décision et le   » bel héroïsme  » d’un Lieutenant .

                                        à suivre

5 juin 2012

LE FORT DE SOUVILLE PENDANT LA BATAILLE DE VERDUN ….. SUITE .

LE FORT DE SOUVILLE PENDANT LA BATAILLE DE VERDUN  ..... SUITE . image008-279x300

le fort aprés le bombardemet

 

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poilus devant Souville juin 196

 EXTRAITS DES  » CROIX DE BOIS  »  DE R. CHRISTIAN  FROGE   CHAPITRE VI  » De la nuit de Verdun à l’aube grise de la somme « .

       1° juillet :

     L’allemand se terre.Il écoute, au loin,le canon de la Somme.Mais le Kremlin se refuse à lâcher prise .

Souville le fascine , Souville dont la prise confirmerait au monde l ‘ irrésistable  puissance de lAllemagne impèriale.

     Les coups de main se multiplient sur nos lignes. Le 3 juillet , la batterie de DAMLOUP est brusquement envahie; une contre-

attaque menée par le 172 e R.I , la reprend.

      Le 4 juillet , le bombardement écrase à nouveau l’ouvrage de THIAUMONT ,que des forces nombreuses nous enlèvent. Le

Le 202e R.I. se précipite à la grenade.Frappé à mort le colonel WACQUEZ crie encore  ses hommes  » Tenez bon ! …coûte que coûte ! « 

     Le commandanrt RAPILLARD réussit à refouler l’adversaire ; les pertes sont lourdes des deux côtés.

     Le  7 juillet , au cours de nouvelles attaques allemandes , le Lieutenant Colonel BONNAIRE  du 202 e R.I. et le Lieutenant -

Colonel MANCERON (293e R.I. ) trouvent la mort.

Le 9 juillet , sous une avalanche d’obus toxiques s’abat sur FLEURY , jusquà  Souville…le bombadement s »amplifie .Chacun

attend une attaque  IMMINENTE….

C’EST LE 11 JUILLET QUE LA HORDE SURGIT AVEC MILLES CLAMEURS. Nos tireurs d »élite ont pris pour cible

les soldats ennemis chargés de lance-flammes : des torches humaines s’enflamment et hurlent en pleine folie , mais les bombardements

ont creusé de telles brèches dans nos lignes , qu’à travers ces failles l’attaque s’engouffre.Nos mitrailleuses trop disséminées , fauchent les

hommes sans briser l’assaut.FLEURY est débordé , la batterie de DAMLOUP esr prise.Splendides de courage , nos poilus s’accrochent à

l’adversaire et retardent son avance par des corps à corps désespérés. Du bois de VAUX-CHAPITRE , des masses grises affluent vers la Chapelle  SAINTE -

FINE. L’ ENNEMI VEUT SOUVILLE et saura profiter de nos pertes sans cesse accrues pour s’infiltrer dans nos lignes.

     Dans verdun règne la panique : Les Etats-Majors déménagent en hâte leurs papiers; s’apprêtant à passer sur la rive gauche de la Meuse . 

Si les chefs doutent , POILU saura leur prouver qu’il na jamais douté des destinées de la France.Officiers

et Soldats se sont jurés de lutter jusqu’à la mort .Ils tiendront parole .

    ………………………………………..

  Les articles suivants décrirons , à partir de plusieurs sources , la défense victorieuse du FORT DE SOUVILLE par Kléber DUPUY et ses soldats

de la 3éme Cie du 7ème R.I.

       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 juin 2012

LE FORT DE SOUVILLE PENDANT LA BATAILLE DE VERDUN

LE FORT DE SOUVILLE PENDANT LA BATAILLE DE VERDUN sc00013c18-300x162

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les allemands à l'attaque

Désla début de l’offensive allemande le 21 février 1916,le fort est régilièrement bombardé.

Aprés la chute du fort de DOUAUMONT  LE 25 FÉVRIER 1916 LE FORT DEVIENT LE POINT PRINCIPAL D’OBSERVATION.

Entre le 25 février et le 15mars,le forttire 500 à 600 coups de canon . Le 16 mars l’un des canons détèriore le ùmécanisme de la

tourelle qui devient inutilisable.

Le 10 mars 1916 , le gehéral PETAIN  ordonne le réarmement rapise de la fortification.une garnison réguli§re de 400 hommes

s’y instale avec 15 jours de nourriture ; une grande quantité de matèriel et de munitions y sont entreposées.

Durant les mois qui suivent,le fort remplit sa mission de base arrière et constitue un observatoire important , ayant vue des

pentes de DOUAUMONT , jusqu’à FROIDETERRE , sur la côte du poivre et sur toute la région de FLEUTY-VAUX.

Il abrite un P.C. de brigade qui s’est inatallé dans la tourelle devenue inutilisable .Il sert de lieu de repos , d’étape et d’abri pour

les troupes.La population d’élève par moment à 900 hommes qui s’entassent dans les casemates et dans la caserne.Une telle

population pose des problèmes sanitaires , de sécurité et d’hygiène….l’eau et la nourriture manquent .

Le 9 mai 1916 , conscient du nombre croissant de la pupulation , un ordre strict est donné visant à réguler  les accés et l’occupation

du fort.La mise en oeuvre de cet ordre est difficile , les troupes évacuées devant trouver un lieu ou aller.

Entre le 21 avril et le 30 juin ,le bombardement perpétuel s’installe sur le fort. Une nette augmentation  est constatée à partir du

premier juin ou environ 1600 obus percutent le fort chaque jour.A partir du 8 juin , viennent s’ajouter des obus à gaz.Le paroxysme

est atteint le 22 jui   ou il est compté 2.373 impacts dans la journée.

Soumis à un tel pilonnage et à l’emploi des gaz , la vie dans les souterrains du fort devient pratiquement impossible.Les victimes

ombreuses et ls dégâts considérables obligent l’évacuation de certaines galeries. Beaucoupde casemates sont effondrées, les cours

intèriueures sont défoncées et emplies de terre….les latrines ,  le réservoir et la pompe à air sont inutilisables….le mur de soutènement

est effondré , le fossé n’esiste pratiquement plus ainsi que le réseau de fil de fer.Certains obus y ont formé des cratères de 13m de large

sur 5m; de profondeur.

Cet acharnement sur le for s’explique par le fait que les allemands ont pour objectif de prendre le fort  durant le mois de juin.

Cependant la résistance dans le fort s’organise , des mitrailles sont pointées dans les ouvertures.Lattaque allemende de juin est un échec

et le bombardement massif reprend avec l’utilisation d’obus à gaz .

à suivre

    texte du site  » Les français à verdun – 1916  » noté dans l’article précédent ;

 

 

31 mai 2012

LE FORT DE SOUVILLE

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le plan du fort

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l’entées du fort en 1914

LE FORT DE SOUVILLE , se trouve à environ 2;5 km au sud ourst du foyr tr VAUX à une altitude de 358 m d’altitude , sur un terrain relativement exposé .

Il a été contruit par le Fénéral SERE DE RIVIERES dans les années 1875-1879.

Sans atteindre la taille des forts de DOUAUMONT et celui de VAUX , sa taille est assez grande par rapport aux autres forts qui entourent VERDUN.

De forme peu commune ; il esst équipé de 2 coffres simples à ses 2 extrémités et d’un coffre double sur sa pointe avant.La caserne pincipale située au centre

du fort possède plusieurs pièces réparties sur un rez- de -chaussée  et un sous sol. Elle permet l’accés à un observatoire qui surplombe le fort. Tout autour , sont

disposées plusieurs casemates circulaires de 6 m . de long sur 1,80 m. de large.En temps de paix l’entrée principale du fort est située sur son arrière.

Le fort subit dés 1988 plusieurs modifications destinées à le rendre plus résistant.La maçonnerie est recouverte d ‘ une couche de béton de 2m50 d’épaisseur

et de nombreuses galeries sont creusées afin de permettre de relier les différentes casemates et les ccoffrs à la partie centrale. Tout autour de l’ouvrage , un fossé

de 10m. de large sur de 7m. deprofondeur est ausssi creusé. ( nous verrons que ces modifications se sont avérées utiles , lors de son bombardement , puis son

attaque en juillet 1916 ).

En outre , plusieurs abris sont creusés dans la colline voisine puis reliés au fort par 2  galeries de 30 m. de long et espacées de 20m. haque abri composé de

6 chambres de 18 sur 5 , se trouve sous 8 m. de terre et de roc.Ce vaste réseau souterrain permet l’hébergement d’un grand nombre d’hommes et l’entreposage de

beaucoup de matèriel.

De 1890 à 1891 , une tourelle est construite à 100m. environ à l’ouest du fort ,minie de 2 canons rotatifs de 155 mm.

Juste aprés la mobilisation , en 1914 , la garnison de fort est d’environ de 350 hommes, fantassins , artilleurs , pionniers et autres spécialités.Il constitue la

 » base arrièee  »  des ouvrages et forts quile précèdent et il est relié par des cables téléphoniques aux forts de DOUAUMONT  et de VAUX , ainsi qu’à l’oubrage

de THIAUMONT.

LE 5 AOÛT 1915 , UN DÉCRET PRÉCONISE LA SUPPRESSION DE L’ARMEMENT ER DES APPROVISIONNEMENTS , l’artlllerie est retirée , mis à part

les 2 canons de 155 mm , dont le démontage pose quelques difficultés.

Ce decret  , PRÉVOIT AUSSI , LE DÉSARMEMENT DE TOUTES LES FORTIFICATIONS FIXES DE LA CEINTURE FORTIFIEE DE VERDUN .Le

commandement suprême pensait qu’elles étaient devenues inutiles , cerainement pour plusieurs raisons raisons :

- ces fortiofications ont un rôle passif par rapport aux armées de campagne sur lesquelleson compte principalement en 1915.

- elles sont pilonnées et détruites par l’artillerie lourde , et nécessitent une énorme consommation de munitions qui doivent être acheminées par des voies

qu’il est nécessaire de sécuriser…..logistique qui pourrait être employée plus utilimenent  sur d’autres points du fort.

1916 montrera que là est une erreur …..

 

texte d’aprés le site de Christophe  FOMBARON sur  » les français à verdun  » . un site d’une grande qualité , trés informé .

 

 

 

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